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Carte postale du Mexique : pourquoi les galaxies tournent-elles sur elles-mêmes?

Je suis candidat au doctorat en astrophysique à l’Université York. Ma recherche porte sur la façon et la raison pour laquelle les galaxies tournent sur elles-mêmes. Ma motivation s’explique assez simplement : mon superviseur, Marshall L. McCall, a récemment découvert, à l’aide de données tridimensionnelles, que les rotations des galaxies voisines de notre univers sont organisées les uns par rapport aux autres.

Je suis candidat au doctorat en astrophysique à l’Université York. Ma recherche porte sur la façon et la raison pour laquelle les galaxies tournent sur elles-mêmes. Ma motivation s’explique assez simplement : mon superviseur, Marshall L. McCall, a récemment découvert, à l’aide de données tridimensionnelles, que les rotations des galaxies voisines de notre univers sont organisées les uns par rapport aux autres.

La plupart des études précédentes sur les rotations des galaxies étaient faites en deux dimensions. L’étude du professeur McCall a donc changé le débat entourant le tourbillonnement des galaxies dans la communauté de l’astrophysique. Cette découverte entre en contradiction avec les théories établies qui supposaient un alignement de notre « environnement galactique ». Comprendre l’alignement permet de mieux saisir comment cet environnement a été créé et la façon dont il a évolué. On peut ainsi répondre à la question : « Pourquoi les galaxies tournent-elles sur elles-mêmes ainsi? ».

Pour répondre à cette question, un chercheur a besoin de deux choses, c’est-à-dire une copie de l’environnement cosmique de l’univers réel (aucune simulation puisque nous désirons interpréter les indices de notre univers réel) ainsi que les données tridimensionnelles relatives à la rotation des galaxies contenues dans ces copies. Lorsque j’étais étudiant à la maîtrise, j’ai créé un logiciel de reconnaissance de schémas qui identifie des environnements identiques au nôtre dans notre univers. Parmi les quelque 1,2 million de galaxies dans notre univers voisin, le logiciel a reconnu 174 environnements identiques. Un ensemble de données spéciales qui n’est pas encore disponible dans les archives de données volumineuses de la communauté de l’astronomie était nécessaire pour mesurer leurs rotations galactiques en trois dimensions. Je devais donc avoir accès à un télescope en vue de créer mon propre ensemble de données spécialisées concernant les galaxies dans les environnements voisins.

Je me suis rendu à Sierra de San Pedro Martir, en Basse-Californie, au Mexique, pour collaborer avec le professeur Michael Richet de l’Institut d’astronomie de l’Université nationale autonome du Mexique. Cet institut est doté d’un télescope qui peut recueillir des données spectroscopiques, qui représentent une photo de l’arc-en-ciel de lumière d’un objet astronomique. Ces données m’ont permis de comprendre la façon dont les galaxies tournent sur elles-mêmes sans même devoir formuler de conjecture!

Les cibles astronomiques ne sont pas visibles durant toute l’année. J’ai donc dû présenter une demande en vue d’obtenir du temps de télescope tous les deux mois pour pouvoir observer mes cibles. Au total, nous avons observé 316 galaxies. Pour ce faire, nous avons dû effectuer neuf voyages, pour un total de 31 nuits d’observation en 16 mois.  J’ai été en mesure de rester plus longtemps et de collaborer en personne à l’Institut d’astronomie grâce à la Bourse de recherche Mitacs Globalink. Elle était non seulement essentielle pour parfaire ma formation, mais aussi pour créer de meilleurs liens avec mes collaborateurs.

Plus simplement, la bourse m’a permis de vivre une expérience de la vie au-delà de mes recherches universitaires. On néglige souvent l’enseignement immersif au doctorat. Vivre dans un pays étranger dans une culture différente avec de nouveaux amis m’a aidé à acquérir les compétences nécessaires pour sortir de ma zone de confort. Cela n’a pas de prix pour les chercheurs qui désirent avoir une influence positive dans un cadre de travail qui exige d’excellentes aptitudes à communiquer, autant pour transmettre de l’information que pour aider des collègues dans l’atteinte d’un objectif commun. J’inviterais tout candidat au doctorat, indépendamment de son champ d’études, à étudier à l’étranger, puisque le plus grand enseignement de la vie consiste à γνῶθι σεαυτόν (se connaître soi-même). 


George a récemment reçu le Prix Mitacs pour innovation exceptionnelle – étudiant au doctorat pour son projet de recherche au Mexique. Cliquez içi pour savoir en plus d’autres lauréats des Prix Mitacs 2016. 

Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada et le gouvernement de la province du Québec pour leur soutien à l’égard du programme de Bourses de recherche Globalink. De plus, Mitacs est fier de collaborer avec des partenaires internationaux pour appuyer ce programme, notamment Campus France et Inria de la France, le ministère du Développement des ressources humaines (MHRD) de l’Inde et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la Tunisie, Japan Society for the Promotion of Science ainsi que la Mission Universitaire de Tunisie en Amérique du Nord.