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Les morceaux manquants en santé des femmes : une analyse qui tient compte du genre et de la migration pourrait-elle aider?

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Le stagiaire

Anwesha Pathi, Institut indien de technologie de Madras, Inde

Accueilli par

Bilkis Vissandjée, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal

Lorsque vous décidez d’obtenir des services de soins de santé, cela semble probablement comme une idée simple : vous ne vous sentez pas trop bien, vous êtes blessé ou, dans le meilleur des cas, le temps est venu pour un examen, et vous y allez. Pour les femmes qui ont vécu une forme quelconque de violence sexiste, d’accéder à de l’aide dans le système de santé peut être davantage une expérience tendue, et une étudiante est déterminée à mieux comprendre les nombreux déterminants qui guident les décisions des victimes pour obtenir ou éviter les soins.

Anwesha Pathi est une étudiante en études du développement à l’Institut indien de technologie de Madras, toutefois, pendant 12 semaines cet été, elle travaille avec des étudiants des cycles supérieurs, des chercheurs postdoctoraux et des professeurs à l’Université de Montréal (UdeM) à titre de stagiaire de recherche Mitacs Globalink. Son projet vise à identifier et mieux comprendre les facteurs contextuels entourant les décisions des femmes d’obtenir des soins de santé après des expériences telles qu’une agression sexuelle à l’extérieur du foyer : les tensions subliminales qui sous-tendent l’offre de soins de santé éthiques et fondés sur l’équité deviennent apparentes. « En réalisant cette recherche, j’ai besoin de mieux comprendre ce qui joue un rôle pour faciliter l’accès aux soins de santé et ce qui l’empêche, » explique Anwesha.

L’accès général aux soins de santé pour les femmes est un sujet large, l’approche d’Anwesha se concentrera donc sur des comparaisons entre deux profils démographiques : les femmes en Asie du Sud et les femmes qui ont émigré de l’Asie du Sud au Canada. Étant donné la sensibilité associée à la violence sexiste, elle commence avec une recension systématique des écrits. « Parce que c’est une question délicate, je dois comprendre et consolider les découvertes existantes au début du projet, » suggère-t-elle. « De là, je peux mieux comprendre le rôle joué par des déterminants intersectionnels tels que la langue, le statut d’immigration et la structure familiale entre autres facteurs qui se renforcent mutuellement. »

Le projet d’Anwesha est ancré dans le programme de recherche de son professeur superviseur, Mme Bilkis Vissandjée, de la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM qui explore comment le genre, l’ethnicité et la migration influencent la santé et les soins de santé. « Le but général de la recherche est d’augmenter la compréhension et de contribuer à une sensibilité accrue, non seulement auprès des femmes qui sont à risque et qui ont vécu cette violence personnellement, mais aussi et surtout parmi les travailleurs des soins de santé qui les soignent et les personnes qui élaborent des politiques sur le sujet, » explique Anwesha. « La recherche jouera éventuellement un rôle tant dans la prévention que la réponse des survivantes et des travailleuses de première ligne, mais aussi généralement au niveau politique. Ma formation en droits de la personne et en justice sociale m’aide dans mon projet ici. Jumelé avec les conseils experts de la professeure Vissandjée et de son équipe de recherche à l’UdeM, je crois que je pourrais contribuer à des résultats de recherche positifs. »

Bien que son projet traite de matière sérieuse, l’expérience d’Anwesha elle-même a été positive : « J’ai pris le stage pour avoir une idée de ce que j’aimerais faire à l’avenir. Je crois maintenant que j’aimerais entreprendre d’autres études après mon diplôme. » Et à court terme, elle profite au maximum de son temps à Montréal : « J’étais inquiète au début puisque je ne parle pas français. À ma grande satisfaction, l’atmosphère à l’UdeM a été très accueillante et mémorable. J’aime la variété du campus et de la ville! »


Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada ainsi que le gouvernement de l’Alberta, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba et le gouvernement du Québec pour leur soutien au Programme de stages de recherche Mitacs Globalink. De plus, Mitacs a le plaisir de travailler avec des partenaires internationaux suivants pour soutenir la Bourse de recherche Globalink : Universities Australia; China Scholarship Council, Campus France, le service d’échange universitaire allemand, le secrétariat d’éducation publique du Mexique, Tecnológico de Monterrey et l’Université nationale autonome du Mexique, le ministère de l’Éducation de l’Arabie saoudite et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Tunisie et Mission universitaire de Tunisie en Amérique du Nord.