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Observer de près les visages familiers

Les urgences des hôpitaux font face à de nombreux défis incluant l’engorgement qui est en partie le résultat de visiteurs répétés. Certains sont des patients souffrant de problèmes de santé mentale ou de dépendances qui reviennent, car ils ne savent pas où d’autre ils peuvent aller pendant une crise. Mais les urgences ne sont pas toujours les meilleurs endroits pour eux.

La filiale d’Ottawa de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), en partenariat avec le Réseau local d’intégration des services de santé Champlain, a lancé un programme unique intitulé « Visages familiers » afin de surmonter ce problème.

Depuis 2014, l’initiative a accru les communications entre les hôpitaux et les organisations communautaires de santé mentale pour identifier les visages familiers des urgences, identifier où ils ont besoin de plus de soutien et les diriger vers des agences qui peuvent les aider. En partenariat avec Mitacs Accélération, le projet a pu franchir une autre étape importante : la recherche et l’évaluation.

« Dès le départ, nous avions la conviction fondamentale d’avoir besoin de preuves pour nous assurer de mener à bien cette initiative et que le programme pouvait évoluer », affirme Tim Simboli, directeur général de l’ACSM de la région d’Ottawa. « Il y a des questions très importantes et très difficiles liées à ce projet — je n’ai rien vu de tel en 40 ans dans le secteur de la santé mentale. »

C’est ici qu’entre en jeu l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa où Tim Aubry et John Sylvestre du Centre de recherche sur les services éducatifs et communautaires ont recruté une équipe de stagiaires Accélération pour effectuer de la recherche dans le cadre de l’initiative « Visages familiers ».

« Il aborde un domaine émergent des services de santé, » affirme Tim Aubry. « Pour un chercheur comme moi qui forme des psychologues, c’était plutôt attirant. »

L’une des stagiaires Accélération, la candidate au doctorat Jennifer Rae dit que c’est le potentiel pour le changement qui l’a attiré à la psychologie. « J’aime l’idée de contribuer à une société plus juste et équitable, d’atteindre la justice sociale pour les populations marginalisées. »

Jennifer affirme que la réalisation d’entrevues et la collecte de données sur le programme ont été stimulantes. « J’ai entendu parler des lacunes du système de soins de santé que le programme "Visages familiers" veut combler, ainsi que de la façon dont il a évolué au cours des deux dernières années. »

Selon Tim Aubry, Mitacs a joué un rôle inestimable. « Il augmente vraiment les ressources d’un projet comme celui-ci en nous permettant d’accroître la rigueur de la recherche. Nos partenaires peuvent commencer à se demander "Rejoignons-nous les bonnes personnes, répondons-nous à leurs besoins, et constatent-ils des améliorations?" »

Bien qu’il soit encore trop tôt pour le confirmer, Tim Simboli prévoit que le projet « Visages familiers » aura des répercussions d’une grande portée. « Ce sera stupéfiant de pouvoir dire que nous avons amélioré les résultats pour des patients simplement parce que des organismes voués à la santé mentale et des hôpitaux se sont parlé. Puisque la recherche nous indique dans quel domaine et de quelle façon nous devons améliorer nos services, nous serons alors mieux placés pour accroître la qualité de vie des patients. Cela pourrait même nous amener à revoir complètement la façon dont ces services sont offerts — et peut-être même le système de santé mentale comme tel. »


Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada, Alberta Innovates, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, la Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement du Québec et le gouvernement de la Saskatchewan de leur soutien à l’égard du programme Mitacs Accélération.