Cherchez dans les histoires d’impact
Video Content: 
0

Un bras robotique pour améliorer les traitements de la santé mentale

Coup d'oeil
Le défi

Les traitements neurologiques en santé mentale exigent une très grande précision

La solution

Mettre au point un bras robotisé en guise de complément au logiciel fonctionnant comme un « GPS pour le cerveau »

Le résultat

Meilleure précision des traitements de stimulation magnétique transcrânienne

Et ensuite?

Élaborer des plans de fabrication avec une entreprise locale spécialisée en robotique

Grâce à des campagnes de communication et d’éducation publique, les Canadiens sont de plus en plus sensibilisés à la santé mentale. En même temps, des chercheurs mettent au point et perfectionnent des traitements de la santé mentale. La stimulation magnétique transcrânienne (SMT) fait partie de ces traitements.

La SMT consiste à placer une bobine magnétique à proximité de la tête du patient. Cette bobine produit des impulsions magnétiques qui induisent un courant électrique dans le cerveau du patient. La SMT est un traitement approuvé au Canada en santé mentale qui présente des résultats prometteurs dans le cas de maladies comme la dépression et la schizophrénie.

Les Recherches Rogue est une entreprise de Montréal qui a mis au point un logiciel de « neuronavigation » qui permet de surveiller certaines parties du cerveau et, par conséquent, contribue à améliorer la précision et le positionnement de la bobine de SMT. « C’est comme un système de GPS pour le cerveau », explique Mathieu Coursolle, gestionnaire de la R-D à la firme Les Recherches Rogue. Cependant, le chercheur ou un membre du personnel clinique doit tout de même tenir la bobine au-dessus de la tête du patient pendant un maximum de 30 minutes, une tâche fatigante sujette à l’inexactitude.

L’entreprise souhaitait explorer une solution robotique afin d’ajouter un complément à son logiciel et d’accroître la précision du traitement par SMT. On a donc demandé l’aide de Nicholas Nadeau, un étudiant de maîtrise du Département de génie de la production automatisée à l’École de technologie supérieure de Montréal, qui avait déjà collaboré avec la firme pendant ses études de premier cycle. Nicholas a proposé à l’entreprise de réaliser le projet avec le soutien du programme Mitacs Accélération, ce qui pourrait bonifier le budget de la firme et financer la recherche de Nicholas.

Nicholas s’est mis au travail afin de trouver une façon de concevoir un bras robotisé qui pourrait être produit à peu de frais et utilisé dans un contexte clinique — il n’en pas actuellement présentant ces caractéristiques. Il a ensuite mis au point un prototype en plastique à l’aide des imprimantes en 3D de l’entreprise.

Les Recherches Rogue et Nicholas ont finalement constaté qu’il serait trop coûteux de fabriquer à l’interne un bras robotisé et examinent maintenant la réalisation de ce projet avec une entreprise de robotique locale. L’incidence de Nicholas se fait déjà sentir.

« À la fin de son stage, nous avons embauché Nicholas comme expert-conseil à temps partiel, fait remarquer Mathieu. Nous avions apprécié son expertise et savions déjà qu’il s’intégrait très bien à l’entreprise. Le stage Accélération nous a permis de trouver facilement une expertise particulière et de prendre des risques de manière abordable en matière de R-D »

Nicholas poursuit maintenant ses études de doctorat et continue de s’intéresser à la robotique. « Initialement, je voulais étudier en médecine », précise-t-il. « Maintenant, je travaille sur divers projets avec Les Recherches Rogue, notamment un robot chirurgical pour petits animaux. Le programme Accélération m’a donné l’occasion de mettre à contribution mon intérêt pour la robotique dans le but de régler un problème de l’industrie — maintenant, je travaille sur plusieurs problèmes. »


Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada, le Programme de stages en recherche et développement industrielle des Réseaux de centres d’excellence, le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, Alberta Innovates Technology Futures, Research Manitoba et la Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que les gouvernements de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et de la Saskatchewan de leur soutien à l’égard du programme Mitacs Accélération.