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Une découverte prometteuse pour les enfants souffrant de maladie inflammatoire chronique de l’intestin

Le Canada a le plus haut taux de maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) au monde. De 10 à 20 pour cent des personnes qui en souffrent, incluant les patients pédiatriques, ne répondent pas aux traitements existants, et l’on s’attend à ce que ce nombre augmente dans les années à venir.

Même si ces chiffres semblent alarmants, des chercheurs à l’Université de la Colombie-Britannique ont fait un pas de plus vers la compréhension et le traitement de maladies pédiatriques telles que la colite, la maladie de Crohn et d’autres de la famille des MICI.

Sous la supervision de Laura Sly du département de pédiatrie de l’Université de la Colombie-Britannique, Eyler Ngoh, un étudiant au doctorat, voulait approfondir sa recherche précédente sur l’impact de l’enzyme SHIP. Son travail initial indiquait que les patients avec de bas niveaux de SHIP éprouvaient plus d’inflammation, un symptôme commun des MICI.

Eyler et Mme Sly ont collaboré avec l’hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique, la Child & Family Research Institute (CFRI) et l’entreprise Stemcell Technologies Inc. de Vancouver qui fournit des produits et services ayant trait aux cellules souches à la communauté scientifique et qui collabore fréquemment avec des chercheurs en Colombie-Britannique.

Avec deux organismes partenaires, le chercheur a entrepris un stage de 18 mois dans le cadre du programme Mitacs Accélération. Eyler a travaillé sur place au CFRI où lui et l’équipe de recherche ont comparé des cellules intestinales de patients souffrant du Crohn avec celles d’un groupe témoin. Ils ont appris qu’il y avait une corrélation inverse entre les niveaux de SHIP et ceux d’une protéine nommée « IL1 beta », qui pourrait jouer un rôle dans la stimulation de l’inflammation intestinale.

Les traitements médicaux existants peuvent bloquer la IL1 beta, ce qui ouvre une nouvelle voie aux patients pédiatriques souffrant de la MICI qui n’ont pas répondu à d’autres traitements et qui auraient autrement eu besoin de chirurgie. « Les traitements chirurgicaux pour la MICI sont extrêmes et changent les vies, surtout pour les enfants, » dit Mme Sly. « Nous souhaitons vraiment offrir de meilleures alternatives aux enfants et nous espérons que cette recherche donnera de nouvelles options de traitement pour les enfants qui ne répondent pas à d’autres thérapies. »

Depuis que le projet est terminé, Eyler a reçu son doctorat et publié un article sur les résultats de sa recherche dans Gastroenterology. Avec son équipe, il planifie de continuer sa recherche et de déterminer quels patients pourraient bénéficier des médicaments existants qui bloquent la IL1 beta, afin de potentiellement aider les enfants malades à se sentir mieux sans opérations lourdes. De plus, la recherche aidera Stemcell Technologies Inc. à explorer les produits possibles tout en augmentant leurs connaissances scientifiques internes.


Mitacs aimerait remercier le gouvernement du Canada, Alberta Innovates, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Île du Prince Edward, le gouvernement du Québec et le gouvernement de la Saskatchewan pour leur soutien à Mitacs Accélération.