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Une réaction viscérale qui crée des débouchés

Coup d'oeil
Le défi

On ne connaît pas la cause de la maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) ni la façon de la guérir

La solution

Utiliser des graisses alimentaires pour traiter la MICI

Le résultat

Soulagement efficace des symptômes des patients

Et ensuite?

Explorer des avenues pour commercialiser cette solution et la mettre à l’essai pour d’autres maladies de l’intestin

Il arrive parfois que la réaction viscérale d’une personne face à quelque chose change complètement sa vie. Mais pour les scientifiques de l’Université de l’Alberta, la façon dont les patients souffrant d’une maladie inflammatoire de l’intestin (MII) réagissent à un traitement expérimental pourrait changer leur vie — et celle d’autres personnes.

Il arrive parfois que la réaction viscérale d’une personne face à quelque chose change complètement sa vie. Mais pour les scientifiques de l’Université de l’Alberta, la façon dont les patients souffrant d’une maladie inflammatoire de l’intestin (MII) réagissent à un traitement expérimental pourrait changer leur vie — et celle d’autres personnes. Grâce à un partenariat Mitacs Accélération avec l’industrie, des chercheurs ont découvert qu’un type de graisse alimentaire pouvait apporter un soulagement à cette maladie et créer des occasions d’affaires pour le traitement d’autres affections.

John Miklavcic poursuivait ses études de doctorat à l’Alberta Institute for Human Nutrition de l’Université de l’Alberta lorsqu’il a entrepris un stage du programme Accélération avec Biolipids Inc. L’objectif consistait à étudier des gangliosides — des types particuliers de graisses alimentaires qui empêchent les infections et régularisent le système immunitaire — pour voir s’ils pouvaient être utilisés ou non dans le traitement des MII.

« Nous ne connaissons pas la cause précise des MII, affirme John, mais nous avions l’intuition que les cellules intestinales des patients qui souffraient de cette affection renfermaient moins de gangliosides comparativement à celles de personnes en bonne santé. Des tests effectués sur des échantillons de tissu nous ont donné raison. En fait, nous étions parmi les premiers à faire cette découverte chez l’être humain. Il nous fallait maintenant savoir pourquoi. »

L’équipe avait prédit que les patients souffrant d’une MII pouvaient présenter des niveaux plus élevés d’enzymes qui décomposent les gangliosides de façon naturelle. Des tests ont confirmé que les patients souffrant d’une MII possédaient une quantité beaucoup plus élevée de ces enzymes que les personnes en bonne santé.

« Nous en avons déduit que ces patients pourraient améliorer leur état s’ils prenaient des suppléments de gangliosides », affirme John.

Des tests réalisés pendant plusieurs mois ont révélé que le traitement soulageait certains symptômes des patients. « Ils se sentaient mieux, avaient plus d’énergie et pouvaient sortir et socialiser davantage, explique John. Nous avons également constaté que l’intégrité de leurs intestins s’était améliorée après la prise de gangliosides. »

Il est d’avis que cette découverte aura des répercussions sur le traitement d’autres maladies liées à un niveau trop faible de gangliosides.

« Nous assurons une liaison avec Biolipids dans le but d’élaborer une proposition d’affaires pour des tests à plus grande échelle. L’entreprise pourrait ensuite obtenir le soutien de grandes sociétés pour effectuer plus de recherche débouchant sur d’autres occasions d’affaires. »

John estime que le programme Accélération a procuré à l’équipe une souplesse financière qui a contribué au succès de son projet. « Lorsqu’un étudiant des cycles supérieurs participe à un projet avec le soutien financier de Mitacs qui couvre une partie de son salaire, il reste alors plus d’argent pour d’autres activités menées par les chercheurs. »


Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada, le Programme de stages en recherche et développement industrielle des Réseaux de centres d’excellence, le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, Alberta Innovates Technology Futures, Research Manitoba et la Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que les gouvernements de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et de la Saskatchewan de leur soutien à l’égard du programme Mitacs Accélération.