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février 2018

Brasser l’innovation

Coup d'oeil
L’équipe

La Saskatchewan Barley Development Commission en partenariat avec la candidate au doctorat de l’Université de la Saskatchewan, Tetiana Zmazhenko, supervisée par la professeure Jill E. Hobbs.​

Le défi

Le Canada perd du terrain à des concurrents internationaux dans le marché de l’orge. 

La solution

Examiner comment les producteurs d’orge du Canada peuvent mieux mettre en marché leurs produits auprès des acheteurs internationaux. 

Le résultat

Un rapport décrivant les stratégies de marketing des concurrents du Canada.

Et ensuite?

Une stratégie pour améliorer l’acceptation de nouvelles variétés dans la chaîne de valeur et refermer l’écart en innovation entre le Canada et ses concurrents internationaux.

Au titre de la quatrième plus importante culture du Canada, l’orge est une partie importante du paysage agricole national. C’est une composante clé de la production de bière qui génère 5,8 milliards de dollars dans l’économie dont une grande partie est exportée vers les marchés internationaux. Neuf agriculteurs d’orge sur dix dépendent des exportations pour une partie importante de leur revenu.

La production d’orge a toutefois diminué au cours des 15 dernières années alors que les agriculteurs canadiens ont perdu une part du marché face aux concurrents internationaux. Les producteurs internationaux de bière sont assoiffés de nouvelles variétés, mais le processus d’adoption du Canada est plus lent que celui des pays concurrents. L’Australie et l’Allemagne contribuent de nouvelles variétés d’orge au marché en cinq à sept ans. Au Canada, les deux mêmes souches dominent le marché depuis les vingt dernières années.

La Saskatchewan Barley Development Commission (SaskBarley) a décidé de faire directement face au problème. Ils ont approché l’Université de la Saskatchewan et découvert le programme Mitacs Accélération et l’étudiante au doctorat Tetiana Zmazhenko. Tetiana a fait des études supérieures en économie et en gestion, mais elle se considère comme une scientifique de l’innovation:

« Je n’ai pas d’industrie préférée; j’aime le processus de création et de diffusion d’innovation : chaque étape est unique et fascinante. »

Tetiana a interviewé les chefs de file de l’industrie tels que Molson Coors afin d’identifier les manques dans la chaîne d’approvisionnement canadienne. Elle a aussi analysé les stratégies de marketing des pays concurrents. En Australie, de nouvelles variétés d’orge ne sont lancées qu’après que les utilisateurs finaux aient fait des essais à grande échelle afin de s’assurer que les nouvelles sources fonctionneront dans leurs produits. Tous, des producteurs de grains jusqu’aux brasseurs travaillent ensemble pour mettre en marché de nouvelles variétés. Au Canada, la chaîne d’approvisionnement actuelle n’a aucun processus formel pour organiser les essais par les utilisateurs finaux de nouvelles variétés d’orge. Ce manque ainsi que l’absence d’un organisme qui se consacre aux efforts de mise en marché de l’orge crée un trou dans la communication entre les producteurs et les brasseurs.

Jill McDonald, directrice générale de SaskBarley, affirme que le rapport de Tetiana leur a donné un outil précieux. « La recherche est maintenant un sujet de discussion clé au sein de notre chaîne de valeur, des producteurs aux utilisateurs finaux. Ce fut un élément catalyseur pour faire avancer les discussions. C’est dans les meilleurs intérêts de tous de garder notre pays concurrentiel au niveau international. »

SaskBarley et d’autres partenaires collaborent maintenant sur une stratégie pour améliorer l’acceptation de nouvelles variétés au sein de la chaîne de valeur. Ils espèrent refermer l’écart entre les producteurs d’orge du Canada et ceux du reste du monde en ce qui a trait à l’adoption de l’innovation. Les conclusions de Tetiana leur fournissent un point de départ pour améliorer les perspectives économiques canadiennes à l’échelle mondiale.

Tetiana a hâte de continuer de faire la promotion de l’innovation dans le marché de l’orge. « Je sens que ce sera plus facile pour moi de trouver un emploi maintenant puisque j’ai rencontré plusieurs personnes avec ce projet. Elles savent qui je suis et ont vu mes compétences en action. »

Jill McDonald est d’accord. Elle affirme que les partenaires de l’industrie espèrent que Tetiana demeurera dans le domaine agricole. « Nous avons reçu des commentaires très positifs. L’ensemble de l’expérience était superbe et nous serons définitivement à la recherche d’occasions de collaborer avec Mitacs à l’avenir. » 


Mitacs remercie le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Saskatchewan de leur soutien à l’égard du programme de bourses de recherche Accélération dans cet article.

À l’échelle du Canada, le programme Accélération reçoit également le soutien de Alberta Innovates, du gouvernement de la Colombie-Britannique, du gouvernement du Nouveau-Brunswick, du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, du gouvernement de l’Ontario, du gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, du gouvernement du Québec et de Research Manitoba.