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juin 2014

Carte postale de Chine : une étudiante de l’Université McGill mène ses recherches jusqu’au plateau tibétain

Cet été, le programme de Bourses de recherche Mitacs Globalink m’a permis de me rendre dans la province rurale de Sichuan, en Chine. Sous la supervision de Jill Baumgartner, Ph. D. de l’Université McGill, et de Xudong Yang, Ph. D. de l’Université Tsinghua, en Chine, j’y mène une étude sur les bénéfices d’un programme d’intervention en matière d’énergie.

Près de la moitié de la population mondiale utilise des poêles traditionnels à biomasse  alimentés par du bois ou des résidus de culture. La pollution de l’air résultant de l’utilisation de ces poêles, est l’une des plus importantes causes de mortalité dans le monde et elle contribue largement aux changements climatiques.

À titre d’étudiante de premier cycle poursuivant une mineure en pharmacologie et une majeure en études environnementales à l’Université McGill, j’ai toujours souhaité explorer les solutions aux problèmes globaux comme celui de la pollution atmosphérique. Cet été, le programme de Bourses de recherche Mitacs Globalink m’a permis de me rendre dans la province rurale de Sichuan, en Chine. Sous la supervision de Jill Baumgartner, Ph. D. de l’Université McGill, et de Xudong Yang, Ph. D. de l’Université Tsinghua, en Chine, j’y mène une étude sur les bénéfices d’un programme d’intervention en matière d’énergie.

Cette initiative de collaboration internationale a comme objectif de mesurer les effets — sur la qualité de l’air, sur le climat, sur la santé — d’un programme d’intervention visant à remédier aux problèmes liés à l’usage des poêles traditionnels sur le plateau tibétain. Ce programme, déjà en place, vise le remplacement du poêle à biomasse par un modèle peu polluant conçu par l’Université Tsinghua.

Durant mon stage, j’effectuerai de la recherche sur la performance et l’usage de deux prototypes de poêles mis à l’essai dans une communauté locale. Mes recherches porteront sur les modifications qui doivent être apportées aux poêles avant que leur usage soit étendu à l’échelle de la communauté l’an prochain.

Cette expérience internationale se révèle extraordinaire. Mon interaction quotidienne avec les chercheurs chinois a changé ma perception de la pollution de l’air générée par les ménages, qu’il s’agisse de son effet sur la santé ou sur le climat. La valeur d’une collaboration de recherche internationale est claire : en combinant l’expertise d’une équipe de recherche multidisciplinaire réunissant des gens de divers points du globe, notre groupe apporte une solution nouvelle au problème de la pollution causée par les poêles — une solution qui influencera la politique nationale chinoise et celle de nombreux autres pays.

J’apprends beaucoup sur la recherche de terrain en vivant et en travaillant au même endroit. Une variété de facteurs techniques, politiques et sociaux doivent être pris en considération pour assurer la qualité de la recherche. Ces facteurs vont de l’entretien continu de l’équipement jusqu’à l’établissement de relations positives avec la communauté et avec les autres membres de l’équipe.

J’ai appris tant de choses pendant mon premier mois de stage ! Ce premier aperçu de la recherche internationale et du travail de terrain se révèle être pour moi une expérience inestimable et je recommande vivement à tous les jeunes chercheurs de participer à ce programme.