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Septembre 2022

Des champs de fraises éternels grâce à un stagiaire d’été du Mexique

Coup d'oeil
Le stagiaire

Dagoberto Torres García, Biotechnologie, Instituto Tecnológicoy de Estudios Superiores de Monterrey, Mexique

Accueilli par

Edel Pérez López, Département de phytologie, Université Laval

 

La recherche

Financée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), l’équipe de recherche est la première à identifier et à caractériser les cicadelles porteuses de l’agent pathogène dangereux responsable de la maladie émergente qui affecte les cultures de fraises du Québec. Elle a également découvert plus de cinq genres de cicadelles jamais signalés au Canada auparavant

Dagoberto Torres García met à profit ses compétences en matière d’extraction d’ADN et de tests PCR au Québec cet été en aidant à identifier les cicadelles porteuses d’agents pathogènes dangereux responsables de la propagation de maladies affectant les champs de baies dans le monde entier

Dagoberto Torres García, étudiant en biotechnologie à l’Instituto Tecnológico y de Estudios Superiores de Monterrey, au Mexique, passe l’été au Québec. Il met à profit ses connaissances et son expertise en matière d’extraction d’ADN et de tests PCR pour aider à identifier les insectes porteurs d’une bactérie responsable de la propagation d’une nouvelle maladie dangereuse qui touche les champs de fraises du Québec, au Canada, et dans le monde entier. M. García est l’un des quelque 2 200 étudiantes et étudiants internationaux de premier cycle qui participent au Stage de recherche Globalink de Mitacs dans tout le pays. Il effectue un stage de recherche de 12 semaines à l’Université Laval, à Québec, sous la supervision d’Edel Pérez López, phytopathologiste, professeur adjoint et chercheur principal à EdeLab, afin de comprendre comment le changement climatique entraîne l’apparition d’insectes dans de nouvelles régions. 

Cette recherche originale – cofinancée par Mitacs et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) – est la première du genre à permettre d’identifier et de caractériser l’agent pathogène responsable de la maladie émergente. De plus, Dagoberto Torres García, Edel Pérez López et leur équipe ont découvert plus de cinq variétés de cicadelles qui n’avaient jamais été signalées au Canada auparavant, un phénomène qu’ils soupçonnent être causé par la modification des habitudes migratoires des insectes causée par le réchauffement climatique.  

« À l’heure actuelle, les agricultrices et agriculteurs ne savent pas si c’est un seul ou plusieurs insectes qui sont à l’origine du problème, ni dans quelle mesure des facteurs comme la température y contribuent », explique M. García, dont l’intérêt pour l’agriculture durable trouve son origine dans les productions de luzerne, de maïs et de lait de sa famille au Mexique. 

Freiner la propagation 

Grâce à leurs formations combinées en biotechnologie et en phytopathologie, Dagoberto Torres García et Edel Pérez López, en étroite collaboration avec Jean Durivage, Nicolas Plante et Anne-Sophie Brochu qui étudient également à l’Université Laval, mettent à profit leurs compétences et leur expertise sur des échantillons d’insectes qu’ils ont recueillis dans des champs de fraises du Québec afin de déterminer quelles variétés de cicadelles sont porteuses de l’agent pathogène nuisible. 

« Notre objectif est de cerner les causes à l’origine de ce phénomène, notamment en identifiant la bactérie responsable et le parasite qui en est porteur, ainsi qu’en déterminant ce qui peut être fait pour freiner la propagation de la maladie de manière durable », explique M. López. « Une fois que nous aurons des réponses à ces interrogations, nous pourrons conseiller les exploitations agricoles sur les meilleures stratégies de gestion des maladies pour lutter contre ce parasite nuisible dans le respect de l’environnement. » 

Malgré sa réputation bien méritée de puissance en production de fraises au Canada, selon Statistique Canada, la production québécoise de fraises diminue progressivement et se situe actuellement 16 % en dessous du record établi pas plus tard qu’en 2017. Responsable de plus de la moitié des fraises cultivées dans le pays, le Québec a dû augmenter son utilisation d’insecticides pour lutter contre la forte augmentation des cicadelles.  

Une innovation gagnante pour tous 

Son stage de 12 semaines étant bien entamé, M. García prend au sérieux la possibilité d’étudier au Canada et de contribuer de manière significative à rendre l’agriculture plus durable. 

« La plupart des personnes ignorent à quel point l’agriculture peut être difficile. Elles voient les cultures ou les baies dans les magasins et pensent que c’est aussi simple que de planter des graines et de les regarder pousser », explique-t-il. « J’aimerais contribuer à changer cette façon de voir les choses et sensibiliser davantage de personnes à l’importance de la gestion des cultures. »  

« Le dépistage moléculaire de centaines d’insectes est un travail important qui permet de faire avancer notre projet plus rapidement », ajoute M. López. « En même temps, Dagoberto acquiert une expérience précieuse en laboratoire qui ne lui aurait pas été aussi accessible dans son pays. » 

M. García est l’un des 600 étudiantes et étudiants qui ont participé au Stage de recherche Globalink de Mitacs au Québec cet été. Il envisage de poursuivre un jour ses études supérieures à l’Université Laval.  

« Le Stage de recherche Globalink de Mitacs est une occasion exceptionnelle de nouer des liens avec des membres de l’industrie et des organismes de financement, ainsi que de trouver des étudiantes et étudiants talentueux qui n’auraient peut-être pas eu connaissance du laboratoire autrement », explique Edel Pérez López. « C’est une innovation gagnante pour tous. » 

John Hepburn, PDG de Mitacs, a déclaré que Stage de recherche Globalink permet non seulement aux personnes participantes d’acquérir une expérience de recherche au Canada, mais qu’il contribue également à faire progresser l’innovation et à créer des occasions intéressantes pour la population étudiante internationale.  

« Mitacs est très fier de soutenir la communauté étudiante par l’intermédiaire de son Stage de recherche Globalink afin que des recherches comme celles de M. García puissent aider les gens au Québec, au Canada et dans le monde entier », a déclaré M. Hepburn. 


Les programmes de Mitacs sont financés par plusieurs partenaires estimés à travers le Canada. Nous remercions le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Alberta, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Ontario, Innovation PEI, le gouvernement du Québec via le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, le gouvernement de la Saskatchewan, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et le gouvernement du Yukon de nous aider à favoriser l’innovation et la croissance économique partout au pays. 

Avez-vous un défi d’affaires qui pourrait bénéficier d’une solution de recherche? Si tel est le cas, contactez Mitacs aujourd’hui pour discuter d’occasions de partenariat : BD@mitacs.ca.