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Des jeunes avec des maladies du cœur font du sport

Coup d'oeil
L'équipe

Angelica Blais, chercheure, Université d’Ottawa et CHEO en partenariat avec SportBall

Le defi

Les enfants atteints de cardiopathie congénitale ont peur d’aggraver leurs symptômes et peuvent s’empêcher de participer à des activités physiques

La solution

Chercher à modifier les programmes d’activité physique pour les rendre plus inclusifs pour les enfants ayant des cardiopathies congénitales

Le résultat

Changements à la programmation existante de Sportball ainsi qu’à la formation des entraîneurs pour tenir compte des enfants souffrant de cardiopathie congénitale et d’autres limitations développementales

Et ensuite

Sportball prévoie diffuser des matériels de formation à leurs entraîneurs dans tout le Canada

Diagnostiquée d’une cardiopathie congénitale à l’âge de neuf ans, la chercheure de Mitacs Angelica Blais sait comment on se sent de devoir rester en retrait. « Quand vous êtes un enfant atteint d’une maladie du cœur, il y a de vraies limitations physiques et psychologiques à être active », explique-t-elle.

C’est ce qui l’a menée à sauter sur l’occasion d’étudier les programmes de connaissances physiques pour les enfants avec une cardiopathie congénitale par l’entremise d’un stage de Mitacs. Elle a collaboré avec Sportball, un organisme non compétitif d’éducation sportive qui offre de la formation fondée sur la méthodologie aux jeunes de 16 mois à 12 ans. Les programmes de Sportball à travers le Canada ont pour but de développer les capacités physiques des enfants tout en se concentrant sur d’importantes capacités sportives, sociales et motrices.

« Historiquement, les médecins étaient plus enclins à restreindre les jeunes ayant des maladies du cœur à participer à des sports. Mais avec les changements récents aux recommandations, ils tentent maintenant de les encourager à être actifs », dit Angelica qui a travaillé auprès de l’équipe de recherche Healthy Active Living and Obesity au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario.

Malgré de nouvelles recherches et des recommandations mises à jour, plusieurs enfants et leurs familles demeurent incertains par rapport aux sports qui sont sécuritaires pour eux, et craintifs que l’activité physique rigoureuse aggraverait des symptômes potentiellement mortels.

Afin d’aborder cet écart, Angelica s’est impliquée auprès de jeunes et d’entraîneurs de Sportball afin de mieux comprendre comment leurs programmes pourraient fonctionner dans le cadre des craintes spécifiques des jeunes souffrant de cardiopathie congénitale. Elle a par la suite élaboré une série de recommandations pour Sportball afin que leurs programmes existants puissent être encore plus inclusifs pour les jeunes avec des maladies du cœur. 

« Sportball est pour tout le monde », affirme Jason D’Rocha, directeur de la formation et du développement à Sportball. « Toutefois, la plupart de nos participants se présentent avec un développement physique normal. La recherche d’Angelica nous permettra de fournir à nos entraîneurs de la formation plus complète pour travailler avec des enfants qui ont des besoins additionnels et pour offrir des programmes qui tiennent compte des forces, des limites et de la santé cardiovasculaire. »

Travailler avec Angelica nous a donné l’occasion d’évaluer et d’améliorer tous nos services et de nous assurer qu’ils peuvent être plus inclusifs pour tous », conclut M. Rocha.

Pour Angelica, ce projet n’était que le début. Elle a maintenant commencé un doctorat et étendra sa recherche dans des cadres cliniques avec d’autres partenaires communautaires. « Il est tellement important de fournir des occasions pour des jeunes avec des cardiopathies congénitales d’être inclus dans des sports afin de pouvoir bénéficier, eux aussi, des nombreux avantages pour la santé d’un style de vie actif. »

« Après ce projet, j’ai hâte d’apporter ma recherche au prochain niveau. »​


Mitacs remercie le gouvernement du Canada et le gouvernement de l’Ontario de leur soutien à l’égard du stage de recherche Accélération dans cet article.

À l’échelle du Canada, le programme Accélération reçoit également le soutien d’Alberta Innovates, du gouvernement de la Colombie-Britannique, du gouvernement du Nouveau-Brunswick, du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, du gouvernement de l’Ontario, du gouvernement de l’Île du Prince Édouard, du gouvernement du Québec, du gouvernement de la Saskatchewan et de Research Manitoba.