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août 2017

Grossesse et malaria, une combinaison mortelle

Coup d'oeil
La stagiaire

Ina Werninghaus, Université de Bonn, Allemagne

La superviseure

Stephanie Yanow, École de santé publique, Université de l’Alberta

La recherche

Faire des recherches sur l’immunité contre la malaria 

Cet été, Ina Werninghaus s’est déplacée de Bonn en Allemagne à Edmonton, Alberta où elle utilise ses connaissances en biologie moléculaire afin de participer à un projet de recherche sur la réponse immunitaire des femmes enceintes à la malaria.

Travaillant sous la direction de la professeure Stephanie Yanow et de l’étudiante au doctorat Catherine Mitran de l’Université de l’Alberta, Ina étudie des échantillons provenant de femmes enceintes de plusieurs régions de l’Amérique du Sud qui ont été infectées par le parasite Plasmodium vivax de la malaria. Elle explore par la suite la réaction croisée de ces échantillons avec ceux de femmes enceintes qui ont été infectées par un autre parasite de la malaria, le Plasmodium falciparum, afin de vérifier si la première espèce peut créer des anticorps qui contribuent à la protection contre la deuxième espèce.

« La malaria pendant la grossesse est une maladie totalement différente et peut avoir des effets sérieux sur la santé, » dit Ina. D’après l’Organisation mondiale de la santé, une infection à la malaria pendant la grossesse est un problème important de santé publique comportant des risques considérables pour la femme enceinte, son fœtus et le nouveau-né.

« Nous devons comprendre le développement de la maladie et la première étape est d’examiner comment le corps produit des anticorps lorsqu’il est infecté par une espèce de malaria, » explique Ina. Afin de tester leur hypothèse, les chercheurs étudient des femmes dans des régions d’Amérique latine qui ont des niveaux variés de Plasmodium vivax.

La prochaine étape du projet de recherche est de mieux comprendre le rôle des protéines des parasites impliqués dans la production d’anticorps qui ont potentiellement une réaction croisée. Les découvertes de l’équipe pourraient potentiellement mener à un vaccin contre la malaria.

Ina dit que Mitacs Globalink lui a fourni les expériences culturelles et éducatives qu’elle recherchaient. « Edmonton est très occupé en été. J’aime la ville. Elle est belle. Et des escapades de fin de semaine dans les Rocheuses ont été la cerise sur le sundae. »

Après son retour en Allemagne à l’automne, Ina espère poursuivre son éducation en obtenant une maîtrise. « Le programme Mitacs Globalink est une occasion extraordinaire d’aller à l’étranger, de plonger dans de nouvelles expériences et de voir comment la recherche est réalisée dans divers pays. Mon stage au Canada ajoute à mes connaissances comme chercheure. »


Mitacs remercie le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Colombie-Britannique de leur soutien à l’égard du programme de stages de recherche Globalink dans cet article.

À l’échelle du Canada, le programme de stages de recherche Globalink reçoit également le soutien du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, du gouvernement de l’Ontario, du gouvernement du Québec, du gouvernement de la Saskatchewan et de Research Manitoba. 

De plus, Mitacs a le plaisir de travailler avec les partenaires internationaux suivants pour soutenir le programme Globalink : Universities Australia; China Scholarship Council, Campus France, le service d’échange universitaire allemand, le secrétariat d’éducation publique du Mexique, Tecnológico de Monterrey et l’Université nationale autonome du Mexique, le ministère de l’Éducation de l’Arabie saoudite et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Tunisie et Mission universitaire de Tunisie en Amérique du Nord.