Cherchez dans les histoires d’impact
Video Content: 
0
janvier 2020

Les jeunes Canadiens bénéficient de soutien en santé mentale grâce à des politiques qui s’appuient sur des données probantes

Coup d'oeil
La chercheuse

Ashley Pullman, chercheuse postdoctorale, Ph. D., Université d’Ottawa

Le défi

Les adolescents et les jeunes adultes ont des difficultés à accéder à des services de qualité en matière de santé mentale et d’usage de substances. Les maladies mentales et l’usage abusif de substances touchent un jeune Canadien sur quatre et l’incidence la plus élevée de troubles mentaux et de dépendances concerne les 12-24 ans.

La solution

L’évaluation de l’efficacité et des résultats des centres de soutien en santé mentale et d’usage de substances pour les adolescents et jeunes adultes canadiens.

Le résultat

L’élaboration des politiques fondées sur des données probantes relatives à la santé mentale et à l’usage de substances améliore la qualité des services d’appui à destination des adolescents et jeunes adultes canadiens.

Prochaines étapes

Ashley compte poursuivre ses recherches et son évaluation afin d’améliorer les services et programmes de soutien en santé mentale, en particulier ceux dédiés aux jeunes.

"J’ai personnellement été témoin de familles qui étaient confrontées à des troubles légers à sévères de la santé mentale qui les empêchait de s’épanouir au travail, à l’école et dans leur vie. La plupart du temps, les gens dans mon entourage disposent de peu d’informations, voire aucune, pour savoir à qui s’adresser. On nous laisse nous démener pour obtenir de l’aide, ou pire dans l’ignorance de l’existence d’un programme"

La santé mentale évolue au fil du temps, encore plus que la santé physique. Elle est profondément influencée par nos relations avec nos amis, notre famille, nos collègues et notre environnement général, ce qui rend la situation de chaque personne unique. Selon le ministère de la Santé mentale et des Dépendances de la Colombie-Britannique, le suicide est devenu la neuvième cause de décès au Canada. La province enregistre le taux le plus élevé d’hospitalisations liées à des maladies mentales et à la toxicomanie. Les recherches démontrent que la stigmatisation sociale qui entoure la santé mentale empêche 40 pour cent des individus de solliciter les soins dont ils ont besoin. De la même manière, des troubles liés à la santé mentale ou à l’usage de substances peuvent entraîner des difficultés dans un contexte scolaire ou professionnel, ou pour nouer des liens avec des amis et des membres de la famille.

À titre de chercheuse postdoctorale, Ashley Pullman, Ph. D., bénéficie d’un placement de Bourse pour l’élaboration de politiques scientifiques canadiennes (BEPSC) destiné à apporter un soutien et des services aux personnes aux prises avec des troubles de santé mentale ou de toxicomanie. Le programme BEPSC permet à des chercheurs comme Ashley de disposer d’une formation pratique en politique publique et de contribuer à un réseau national d’experts en politique scientifique rassemblant le milieu universitaire, les gouvernements, les organismes sans but lucratif et le secteur privé.

En collaborant avec le ministère de la Santé mentale et des Dépendances et Foundry, Ashley aspire à créer un système plus intégré de services sociaux et de santé. À travers l’évaluation, son travail permet d’améliorer et de mesurer l’efficacité et les résultats de Foundry en vue d’informer les décideurs politiques au sein des gouvernements et de les aider à identifier des investissements existants ou futurs en faveur du modèle de soin proposé par Foundry. Cela permet d’obtenir des données basées sur des éléments concrets concernant les défis à relever en matière de santé mentale et d’usage de substances provenant directement des personnes touchées et mettant ainsi en évidence les résultats ou l’absence de résultats.

Au quotidien, son travail implique d’analyser des données, de communiquer avec les groupes communautaires et des parties prenantes et de veiller à la planification stratégique afin que le projet réponde aux besoins de tous les acteurs impliqués. Le projet d’Ashley traite des résultats au niveau individuel pour les clients et les parents/soignants collaborant avec Foundry, des résultats au niveau de l’organisme concernant le niveau et les caractéristiques de la fourniture d’un service intégré par Foundry et des résultats au niveau de la collectivité qui permettent de donner un aperçu de l’évolution du nombre d’adolescents et de jeunes adultes accédant à des services sociaux et de santé lorsqu’un centre Foundry ouvre.

Auparavant connu sous le nom BC Integrated Youth Services Initiatives, Foundry est un réseau de services sociaux et de santé créé afin de répondre aux besoins en santé mentale et en bien-être des adolescents et des jeunes adultes (entre 12 et 24 ans) par l’entremise de centres de services intégrés et de services en ligne dédiés à la jeunesse dans toute la province de Colombie-Britannique. Appuyé par le gouvernement de la Colombie-Britannique, la Fondation Graham Boeckh, la Fondation Michael Smith pour la recherche en santé, Providence Health Care et la Fondation St. Paul, Foundry compte huit bureaux en Colombie-Britannique avec des centres "tout-en-un" proposant cinq services sociaux et de santé essentiels (à savoir santé physique, santé mentale, soutien entre pairs, soutien en lien avec l’usage de substances et soutien social) dans un même endroit.

S’inspirant de l’initiative lancée en 2019 par le ministère et baptisée « A Pathway to Hope », un plan voué à l’amélioration des soins liés à la santé mentale et aux dépendances des résidents de la C.-B., Foundry ambitionne de transformer l’accès à ces services pour les jeunes et leurs familles. À travers l’intégration de services, de programmes et de politiques tous systèmes et secteurs confondus, les initiatives de Foundry renforcent les plans du ministère envers l’amélioration de la santé mentale. En encourageant une attitude plus collaborative en matière d’élaboration de politiques basées sur des éléments concrets, les contributions d’Ashley ont influencé les politiques du ministère.

Le travail d’Ashley défend une approche de partenariat pour l’évaluation, qui peut être adoptée en matière de politique publique. Sa recherche démontre en quoi les données basées sur des éléments concrets contribuent à de meilleurs résultats en matière de système social et de santé pour les adolescents et les jeunes adultes, en particulier au vu de la vulnérabilité de la population ciblée. Fervente défenseuse de la santé mentale, Ashley trouve sa motivation dans l’aide et les conseils qu’elle peut apporter à ceux qui ne savent pas où aller pour demander de l’aide ou accéder à ces services.

"J’ai personnellement été témoin de familles qui étaient confrontées à des troubles légers à sévères de la santé mentale qui les empêchait de s’épanouir au travail, à l’école et dans leur vie. La plupart du temps, les gens dans mon entourage disposent de peu d’informations, voire aucune, pour savoir à qui s’adresser. On nous laisse nous démener pour obtenir de l’aide, ou pire dans l’ignorance de l’existence d’un programme."

Selon le ministère de la Santé mentale et des Dépendances, on estime à 84 000 (12,6 pour cent) le nombre d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes canadiens aux prises avec des troubles de la santé mentale, dont les plus courants sont la dépression, l’anxiété, les attaques de panique et le trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH). La société canadienne est confrontée à une épidémie des troubles liés à la santé mentale et à l’usage de substances : il s’agit de sujets de préoccupation sérieux pour l’avenir de nos plus jeunes générations. Grâce aux travaux d’Ashley dans le cadre de sa Bourse pour l’élaboration de politiques scientifiques canadiennes, les éducateurs comme les législateurs peuvent s’engager avec des actions plus concrètes en vue d’améliorer les services en la matière.


Le programme Bourse pour l’élaboration de politiques scientifiques canadiennes 2019-2020 est rendu possible grâce aux bureaux gouvernementaux participants.


Êtes-vous confronté à un défi d’affaires qui pourrait bénéficier d’une solution de recherche? Si tel est le cas, contactez Mitacs aujourd’hui pour discuter des opportunités de partenariat : BD@mitacs.ca