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Les usines intelligentes annoncent la prochaine révolution industrielle

Le changement est inévitable. C’est une réalité. Mais dans le secteur manufacturier, l’on doit être à l’avant-garde du changement, sinon, l’on risque ses résultats financiers.

Nous sommes au cœur d’une autre révolution industrielle : Industrie 4.0. Formulé pour la première fois lors de la Foire de Hanovre 2011 en Allemagne, Industrie 4.0 est une stratégie de haute technologie qui marrie la fabrication et l’Internet des objets pour créer de soi-disant « usines intelligentes ». À l’ère d’Industrie 4.0, les robots d’usines communiquent les uns avec les autres et avec les humains à l’aide de systèmes cyber-physiques, de communications Internet et d’informatique en nuage. Cette nouvelle capacité de communication leur permet de réaliser des tâches qui sont trop difficiles ou trop dangereuses pour les humains, de fournir des renseignements et des visualisations pour aider les humains dans la prise de décisions et fait le plus remarquable, de prendre des décisions décentralisées et réaliser des tâches de façon autonome.

Alors que la théorie derrière Industrie 4.0 est bien développée, peu de recherche a été réalisée afin de trouver comment cette industrie manufacturière nouvelle-âge affectera les entreprises existantes, comment elles peuvent s’adapter et comment elles peuvent demeurer pertinentes.

C’est là que Productique Québec entre en jeu.

Comme organisme offrant du soutien technique, Productique Québec est bien conscient qu’Industrie 4.0 pourrait changer la façon dont les manufacturiers canadiens fonctionnent. Mais jusqu’à récemment, ils n’avaient pas la recherche pour justifier leur compréhension. Ils ont donc fait une demande à Mitacs pour obtenir un chercheur étudiant qui pourrait faire exactement cela.

« Nous devions renforcer notre compréhension d’Industrie 4.0, pour être en mesure de mieux aider les entreprises canadiennes à conserver un avantage concurrentiel et demeurer pertinents dans un monde en changement, » dit Sébastien Houle, Directeur général, Productique Québec. « En travaillant avec le programme de stage de Mitacs, nous avons pu être très impliqués dans la recherche tout en donnant à un étudiant au doctorat de l’expérience dans le secteur privé. C’était gagnant-gagnant. »

Rapidement, le chercheur étudiant Sébastien Gamache de l’Université du Québec à Trois-Rivières s’est appliqué à comparer les pratiques actuelles d’Industrie 4.0 à travers le monde et à développer un plan des meilleures pratiques. Il a utilisé sa recherche pour aider Productique Québec et le gouvernement du Québec à développer des outils pour soutenir une stratégie numérique pour les manufacturiers qui sera lancée cet automne.

« Industrie 4.0 peut avoir un énorme impact économique pour les entreprises dans ce pays, » dit M. Houle. « Et ce ne sera pas la dernière révolution que nous verrons, » dit-il en ajoutant qu’en faisant de la recherche, ils peuvent trouver la meilleure façon de faire travailler les données et la technologie ensemble pour que la bonne information se rende aux bonnes personnes au bon moment.

« Maintenant que nous avons renforcé notre compréhension de ce dont il est question, nous sommes mieux en mesure de faire des recommandations aux entreprises que nous soutenons, » continue M. Houle.

Productique Québec s’est déjà engagé auprès de Mitacs pour réaliser un deuxième projet de recherche qui bâtira sur le succès du premier.

Et Sébastien Gamache? Il a récemment fait une présentation lors d’une conférence en Tunisie sur les découvertes de Productique Québec par rapport à Industrie 4.0.

« Notre stagiaire Mitacs, Sébastien a fait un tellement bon travail dans ce projet, nous voulions braquer le projecteur sur lui et lui donner l’occasion de partager ses connaissances avec le monde entier, » termine M. Houle.


Mitacs aimerait remercier le gouvernement du Canada, Alberta Innovates, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, Research & Development Corporation de Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Ontario, le gouvernement de l’Île du Prince Édouard, le gouvernement du Québec et le gouvernement de la Saskatchewan pour leur soutien à Mitacs Accélération.