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Avril 2022

Un consortium facilite la découverte de médicaments pour guérir des maladies rares

Coup d'oeil
L'équipe

Le Consortium de génomique structurelle (CGS), qui est dirigé par le Canada et composé de sociétés pharmaceutiques, de cliniciennes et cliniciens et d'universitaires, soutient la découverte de médicaments en libre accès dans le monde entier.

Le défi

Le marché est trop petit pour justifier les coûts de la recherche de traitements pour les maladies rares en utilisant le modèle traditionnel de découverte de médicaments - par conséquent, plusieurs scientifiques ne mènent pas de recherches sur ces maladies et le coût des traitements peut être prohibitif.

La solution

Le CGS crée un écosystème de recherche novateur pour fournir aux chercheuses et chercheurs les outils et les connaissances nécessaires à l'étude des maladies rares et des infections virales émergentes. Il met les résultats de ses recherches à la disposition de la communauté scientifique sans brevet ni condition tout en veillant à l'abordabilité. Comme l'ont promis les entreprises issues du consortium, le prix d'un nouveau traitement sera fixé afin d'être accessible à toutes les personnes qui en ont besoin.

Le résultat

Le CGS identifie des sondes chimiques pour des familles de protéines peu étudiées dans le génome humain. Ces sondes peuvent être utilisées par les chercheuses et chercheurs du monde entier pour découvrir de nouveaux domaines de la biologie des maladies, en soutenant l'identification de nouvelles protéines pouvant mener à la découverte de remèdes et de traitements pour des maladies courantes comme le cancer, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson, ainsi que pour des maladies rares.

Pour trouver un traitement aux maladies rares et aux infections virales comme la COVID-19, le modèle d’affaires pharmaceutique ne fonctionne pas. Il faut une collaboration mondiale et une recherche en libre accès, un nouvel écosystème d’innovation en matière de recherche — ce que vise le CGS.

Le Consortium de génomique structurelle (CGS), qui est dirigé par le Canada et composé de sociétés pharmaceutiques, de cliniciennes et cliniciens et d’universitaires, soutient la découverte de médicaments en libre accès dans le monde entier. Il donne ainsi de l’espoir aux 300 millions de personnes souffrant de maladies rares et à un monde dévasté par la COVID-19.

« Le CGS met en place un écosystème de recherche novateur dont l’objectif est de donner aux scientifiques du monde entier les outils et les connaissances nécessaires pour explorer des maladies complexes afin qu’un jour, les personnes atteintes de maladies rares puissent avoir accès à des traitements abordables », affirme Arij Al Chawaf, ancienne directrice des alliances stratégiques du CGS et actuelle directrice générale du développement des initiatives stratégiques chez un partenaire du CGS, l’Université de Toronto. 

« Le marché est trop petit pour justifier les coûts des traitements des maladies rares, selon le modèle traditionnel de découverte de médicaments », dit-elle. « Mais lorsqu’on fournit les bons outils aux chercheuses et chercheurs du monde entier, ces découvertes sont à portée de main. » 

Mitacs est un partenaire financier du consortium, qui comprend Bayer Pharma AG, Boehringer Ingelheim, Bristol Myers Squibb, Genentech, Génome Canada, Janssen, Merck KGaA, Pfizer, Takeda et Wellcome Trust. Plusieurs chercheuses et chercheurs postdoctoraux du CGS ont apporté une précieuse contribution à la découverte de nouveaux médicaments par l’intermédiaire de la supergrappe « Genes to Affordable Medicine » de Mitacs. Grâce à cette supergrappe, les chercheuses et chercheurs de Mitacs ont acquis une importante expérience en participant à une collaboration scientifique ouverte avec des partenaires du secteur pharmaceutique et des entreprises spécialisées en IA. 

Cette expérience a permis à bon nombre d’anciennes et d’anciens de Mitacs-CGS de faire partie de la direction d’universités ou d’entreprises, du corps professoral et de chaires dans des institutions renommées au Canada et à l’étranger, ou d’occuper des postes de direction scientifique dans de grandes entreprises pharmaceutiques. 

Un changement de paradigme

En éliminant les restrictions en matière de propriété intellectuelle et en partageant librement les composantes de base nécessaires pour réaliser des expériences sur les protéines qui composent le génome humain, le CGS est à l’origine d’un bouleversement dans le secteur pharmaceutique. Le consortium facilite la recherche de traitements abordables pour des maladies rares, comme les cancers infantiles, et permet de réagir rapidement aux infections virales émergentes. 

Le CGS catalyse la recherche dans de nouveaux domaines de la biologie humaine et la découverte de médicaments en se concentrant explicitement sur des parties moins bien étudiées du génome humain. Le consortium accélère ces travaux en mettant les résultats de ses recherches à la disposition de la communauté scientifique sans aucune condition, et en créant un réseau ouvert de collaboration entre des scientifiques de centaines d’universités du monde entier et neuf entreprises pharmaceutiques mondiales.  

Ensemble, le réseau de scientifiques universitaires et du secteur privé du CGS crée un nouvel écosystème scientifique et de découverte de médicaments dont l’objectif premier est de faire progresser la science, et non la recherche de gains personnels, institutionnels ou commerciaux. Pour les étudiantes et étudiants, le modèle de collaboration du CGS est un excellent environnement de formation, puisqu’il leur permet de faire en douceur la transition entre le secteur privé, les organismes sans but lucratif et le milieu postsecondaire. 

« L’objectif est de mieux outiller les scientifiques du monde entier et de leur donner les moyens d’explorer des maladies complexes afin qu’un jour les personnes atteintes de maladies rares puissent avoir accès à des traitements abordables », explique Arij Al Chawaf. Le CGS compte environ 200 scientifiques répartis dans six grands laboratoires de recherche dans des universités au Canada, aux États-Unis et en Europe, le plus grand centre étant situé à l’Université de Toronto. 

Accélérer la découverte de médicaments dans le monde entier 

Fondée en 2002, l’organisation se concentre actuellement sur l’identification de sondes chimiques pour des familles de protéines peu étudiées dans le génome humain. En utilisant le modèle de la science ouverte, qui consiste à offrir des données non brevetées, ces sondes peuvent être utilisées par les chercheuses et chercheurs du monde entier pour découvrir de nouveaux domaines de la biologie des maladies, en soutenant l’identification de nouvelles protéines qui pourraient mener à la découverte de remèdes et de traitements pour des maladies courantes comme le cancer, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, ainsi que pour des maladies rares. 

Le CGS met régulièrement des sondes chimiques à la disposition de la communauté de la recherche pour soutenir et accélérer la découverte de médicaments dans le monde entier. Ces sondes constituent le fondement d’une initiative plus récente du CGS connue sous le nom de « Target 2035 », qui vise à développer et à diffuser publiquement des sondes pour chaque protéine du protéome humain au cours des 13 prochaines années. Grâce à Target 2035, le CGS prévoit répertorier des composés chimiques permettant de moduler chacune des quelque 20 000 protéines du corps humain.

Le modèle de science ouverte du groupe a déjà jeté les bases intellectuelles de plus de 50 essais cliniques. Ce qui distingue également le CGS est son engagement à veiller à l’abordabilité des prix, une promesse formulée par les entreprises issues du consortium. Le prix d’un nouveau traitement sera fixé afin d’être accessible à toutes les personnes qui en ont besoin.

Parce qu’il a réussi à fournir ces outils, le CGS s’est vu décerner le Prix Mitacs 2021 pour leadership exceptionnel – industrie, lors d’une cérémonie en novembre 2021.