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octobre 2015

Un étudiant de l’Université de la Colombie-Britannique étudie les changements sociaux et culturels dans l’art bouddhiste

J’étudie actuellement en anthropologie à l’Université de la Colombie-Britannique et j’effectue de la recherche sur la peinture de thangkas dans l’État du Sikkim dans le nord-est de l’Inde. C’est une région unique qui possède une longue histoire en ce qui concerne le bouddhisme tibétain. Les thangkas sont généralement peints sur du tissu et représentent des images bouddhistes, comme des déités ou des mandalas.

J’étudie actuellement en anthropologie à l’Université de la Colombie-Britannique et j’effectue de la recherche sur la peinture de thangkas dans l’État du Sikkim dans le nord-est de l’Inde. C’est une région unique qui possède une longue histoire en ce qui concerne le bouddhisme tibétain. Les thangkas sont généralement peints sur du tissu et représentent des images bouddhistes, comme des déités ou des mandalas.

Tout au long de mes études, je me suis toujours intéressé à l’anthropologie visuelle et aux représentations du patrimoine culturel. En discutant avec ma superviseure, Sara Shneiderman, j’ai découvert les histoires culturelles profondément enracinées de la région himalayenne, et j’ai voulu mettre à profit mon intérêt pour l’anthropologie visuelle dans le cadre d’une étude ethnographique, réalisée sur le terrain, portant sur un phénomène social.

Je voulais mettre en pratique ce que j’avais appris en classe, tout en documentant une tradition qui subit une évolution rapide dans la région himalayenne. L’art thangka est le sujet parfait; puisque c’est autant un artéfact qu’un souvenir, il est représenté dans divers contextes socioculturels dans la région himalayenne.

Une partie de mon projet consiste à chercher des artistes qui peignent des thangkas dans des monastères, des ateliers et des galeries d’art privées. Le fait que je sois originaire de l’Inde et que je parle l’hindi m’a permis d’établir facilement des liens lorsque j’effectuais des entrevues ou que j’observais des artistes à l’œuvre. Je recueille des données sur les peintres et les institutions qui les concernent — ce projet pourrait contribuer à redonner vie au style thangka traditionnel, qui est menacé par les versions imprimées sur supports souples qui coûtent moins cher à produire. J’évalue également l’incidence du tourisme sur les arts traditionnels du Sikkim, et la façon dont cette évolution transforme l’identité même de cet État qui a subi, au cours du dernier siècle, d’importants changements démographiques.

J’ai eu la chance de pouvoir compter sur l’appui de deux superviseures du Sikkim, Anna Balikci-Denjongpa et Sameera Maiti, qui m’ont toutes deux mis en contact avec des peintres de thangkas et fourni du matériel de recherche pour que je puisse commencer. J’ai présenté mes travaux à des étudiants de maîtrise du Département d’anthropologie de la Sikkim University. On m’a également invité à prononcer une allocution sur l’anthropologie à l’école Mount Kidzee de Gangtok, la capitale du Sikkim. De façon générale, mon projet de recherche m’a donné l’occasion d’échanger des idées sur l’anthropologie et des méthodes de recherche avec des étudiants et d’en apprendre un peu plus sur l’État du Sikkim. 


Mitacs tient à remercier le gouvernement du Canada et le gouvernement de la province du Québec pour leur soutien à l’égard du programme de Bourses de recherche Globalink. De plus, Mitacs est fier de collaborer avec des partenaires internationaux pour appuyer ce programme, notamment Campus France et Inria de la France, le ministère du Développement des ressources humaines (MHRD) de l’Inde et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la Tunisie, Japan Society for the Promotion of Science ainsi que la Mission Universitaire de Tunisie en Amérique du Nord.