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octobre 2018

Une entreprise en démarrage de l’Île-du-Prince-Édouard s’intéresse aux risques des perçages

Coup d'oeil
L'équipe

Professeur Ali Ahmadi du School of Sustainable Design Engineering, en collaboration avec BioPierce Canada Ltd.

Le défi

Jusqu’à 30 % des perçages aux oreilles ou sur le corps s’infectent.

La solution

Mettre au point un mécanisme pour prévenir les infections des perçages.

Le résultat

Un « manchon » biodégradable qui protège le porteur contre l’infection

Prochaines étapes

Tester le prototype sur le terrain. Commercialiser le manchon et le système d’impression sur les marchés médical et de consommation.

Selon Norman Silber, la beauté ne doit pas être douloureuse. Du moins, pas depuis que sa fille, Michaella, a pensé à une meilleure solution pour guérir son oreille percée infectée lorsqu’elle était jeune adolescente. Il y a quelques années, lors d’une escapade routière en famille, elle se démenait avec des cotons-tiges, de l’alcool et des onguents pour nettoyer ses oreilles percées à l’arrière de la voiture. Michaella a suggéré que des dormeuses de perçage qui contiennent des médicaments ou des antiseptiques soient créées. Ainsi, le traitement serait beaucoup moins compliqué.

Norman a appelé son ami Mark Nathan, un cardiologue.

« Nous avons uni nos efforts pour développer davantage le concept, » explique le Dr Nathan. « Nous avons été inspirés par l’idée d’une endoprothèse coronaire, un dispositif stérile utilisé lors des chirurgies cardiaques pour favoriser le débit sanguin artériel chez les patients atteints d’une maladie du cœur. Toutefois, nous avons réalisé que les endoprothèses sont différentes à bien des égards de ce que nous avions en tête. Tout comme avec les endoprothèses, nous souhaitions créer des manchons qui peuvent être enroulés autour d’une dormeuse, contenir et libérer des médicaments efficaces, se dissoudre de façon prévisible et disparaître. »

Avec un concept de travail en développement, les Silber et le DNathan ont présenté une demande de brevet et ont créé l’entreprise BioPierce Canada.

Néanmoins, d’autres recherches étaient nécessaires pour développer la technologie. À la recherche du bon partenaire, ils ont sollicité l’aide de BioEnterprise Corporation et l’incubateur Emergence de PEI BioAlliance, qui les ont mis en contact avec le professeur Ali Ahmadi du School of Sustainable Design Engineering de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Sachant que l’entreprise en démarrage novice souhaitait entreprendre la recherche rapidement, le DAhmadi a proposé de mettre sur pied une équipe de stagiaires des cycles supérieurs, financée par Mitacs, afin de concevoir et de produire un « manchon » non toxique et biodégradable pour les perçages.

Le manchon non toxique, qui possède des propriétés antimicrobiennes et anti-inflammatoires, est conçu pour être inséré sur les bijoux lors du perçage ou peu après. Le manchon protège le porteur contre l’infection pendant les premières semaines de la guérison, puis se dégrade naturellement au fil du temps.

L’équipe a créé une imprimante 3D personnalisée pour produire le prototype du manchon et raffine désormais la technologie dans l’optique de le lancer sur les marchés médical et cosmétique au cours des prochaines années. ​La prochaine étape du développement sera également possible grâce aux collaborations avec des chercheurs financés par Mitacs.

En ce qui concerne BioPierce Canada, Mitacs leur a donné l’accès à du talent à un moment clé de l’évolution de l’entreprise.

« Mitacs a été essentiel, » explique Norman. « L’organisme a été un tremplin incroyable pour nous qui nous a permis de financer le développement du prototype, avec l’expertise du professeur Ahmadi et de son équipe. Lorsque nous avons rencontré le professeur Ahmadi, nous n’étions pas prêts à entreprendre le cycle de financement suivant. Mitacs nous a aidés à combler le fossé en nous permettant de développer un produit que nous pouvons présenter aux investisseurs. Éventuellement, nous aurons un produit à mettre en marché. »

Qu’en est-il de la fille de Norman, Michaella?

Bien qu’elle ne soit plus adolescente, elle est optimiste quant aux progrès que BioPierce réalise et a très hâte au jour où des millions de personnes ayant des perçages pourront éviter de souffrir inutilement. Elle déclare, « Les perçages devraient être amusants, mais bien entendu, ils doivent toujours être pris au sérieux. Nous avons trouvé une meilleure technologie qui améliorera l’expérience du perçage. »


Mitacs remercie le gouvernement du Canada et le gouvernement de l’Île du Prince Édouard de leur soutien à l’égard du stage de recherche Accélération dans cet article. À l’échelle du Canada, le programme Accélération reçoit également le soutien d’Alberta Innovates, du gouvernement de la Colombie-Britannique, du gouvernement du Nouveau-Brunswick, du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, du gouvernement de l’Ontario, du gouvernement de la Saskatchewan, du gouvernement du Québec et de Research Manitoba.


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