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avril 2020

Une stagiaire cherche à faire progresser la santé mondiale et les solutions à la COVID-19

Coup d'oeil
La stagiaire

Ilaria Rubino, candidate au doctorat du Département de génie chimique et des matériaux à l’Université de l’Alberta (sous la supervision du professeur Hyo-Jick Choi) et stagiaire Bourse de recherche Mitacs Globalink.

Le professeur d’accueil

Le professeur Sang-Moo Kang et le laboratoire de virologie de l’Université d’État de Géorgie, aux États-Unis.

La recherche

L’objectif était de mieux caractériser le revêtement de sel mis au point à l’U de A pour les filtres de masques en ajustant ses propriétés afin de répondre aux différentes conditions d’utilisation et d’entreposage des masques.

L’objectif global du stage de recherche était de mieux caractériser le revêtement de sel mis au point à l’U de A pour les filtres de masques en ajustant ses propriétés afin de répondre aux différentes conditions d’utilisation et d’entreposage des masques.

Face à la pandémie de la COVID-19, une équipe de recherche de premier plan de l’Université de l’Alberta a mis au point un revêtement innovant capable de tuer les virus.

Au sein du laboratoire du professeur Hyo-Jick Choi de l’Université de l’Alberta, la chercheuse candidate au doctorat Ilaria Rubino travaille sur un revêtement de sel inédit qui peut être appliqué aux masques chirurgicaux et aux respirateurs afin d’éliminer les virus de manière efficace. Lorsque des gouttelettes entrent en contact avec le revêtement, le sel se dissout dans le liquide et commence à s’évaporer. Alors que le sel se cristallise pendant le processus d’évaporation, les cristaux grandissent et deviennent plus pointus, ce qui leur permet de détruire le virus.

« Nous avons testé notre système en utilisant trois virus différents de la grippe, et nous avons démontré que le virus sur la surface d’un masque infecté recouvert par le revêtement est inactif dans un délai de cinq minutes et complètement détruit dans un délai de 30 minutes », explique le professeur Choi.

Au vu de ces résultats, la technologie est actuellement en train d’être commercialisée et l’équipe s’attend à ce qu’elle soit largement diffusée dans 12 à 18 mois.

Note aux lecteurs : il ne s’agit pas d’un produit à fabriquer soi-même. Forte de ses 23 années cumulées d’expérience en recherche, cette équipe a passé plus de 10 000 heures à perfectionner cette technique.

Ingénierie + immunologie = innovation

Originaire d’Italie, Ilaria a pu financer une partie de ses études aux cycles supérieurs grâce au programme Bourse de recherche Mitacs Globalink qui appuie des stages dans le cadre de collaborations internationales dans les universités de pays partenaires. Durant son échange, elle a mené des expériences afin d’étudier l’efficacité du revêtement au sein du laboratoire de virologie du professeur Sang-Moo Kang de l’Université d’État de Géorgie, aux États-Unis.

L’objectif global du stage de recherche était de mieux caractériser le revêtement de sel mis au point à l’U de A pour les filtres de masques en ajustant ses propriétés afin de répondre aux différentes conditions d’utilisation et d’entreposage des masques. Dans l’État de Géorgie, Ilaria a reçu une formation intensive en recherche sur la production des virus de la grippe et elle a mené des expériences sur les filtres recouverts de sel, ce qui lui a permis d’enrichir ses connaissances en ingénierie en collaborant avec d’éminents experts en immunologie.

Ce stage a permis à Ilaria d’obtenir de précieuses données sur l’efficacité du revêtement pour tuer les virus ainsi que sur la conception des masques. Elle a ainsi pu apporter de nouvelles contributions au laboratoire dédié aux produits chimiques et au génie des matériaux de l’U de A dirigé par son superviseur, le professeur Choi.

Des compétences de carrière uniques

« Pouvoir développer mon expertise dans des techniques liées à l’immunologie au sein d’un environnement interdisciplinaire de premier rang a été une opportunité exceptionnelle », affirme Ilaria. « Ma participation au programme de Mitacs a une influence sur l’ensemble de ma carrière : je dispose désormais d’un ensemble unique de compétences professionnelles et en recherche grâce auxquelles je vais pouvoir apporter des contributions significatives en vue de faire progresser la recherche dans mon domaine. »

Le professeur Choi souligne que le partenariat existant entre son groupe et celui du professeur Kang a été renforcé par cette collaboration et donnera lieu à des publications universitaires et de futurs projets communs.

Un échange profitable pour les laboratoires canadiens comme pour la société

« Les compétences qu’Ilaria a acquises dans l’État de Géorgie ont été transmises au personnel du laboratoire, ce qui a permis d’augmenter le potentiel de recherche de notre groupe », explique le professeur Choi. « En les associant à l’expertise et aux ressources déjà existantes au sein de notre équipe, nous pourrons explorer des solutions innovantes dans les domaines de l’immunologie, de l’administration de médicaments et des technologies biomédicales. »

En tant que principale chercheuse ayant travaillé pendant cinq ans sur ce projet de masques dotés d’un revêtement de sel, Ilaria ajoute : « C’est extraordinaire d’être en mesure d’avoir une influence positive sur la santé et le bien-être de tellement de personnes grâce à l’ingénierie. Notre technologie contribuera à la santé mondiale en améliorant la prévention de l’infection par des maladies pandémiques et épidémiques. »


Contexte :

Lors de l’épidémie du SRAS en 2003, plusieurs chercheurs mathématiciens affiliés à Mitacs ont rapidement constitué une équipe afin de mettre au point une solution de recherche. Leur travail a permis d’obtenir une équation pour quantifier la période de quarantaine de 14 jours requise pour endiguer efficacement la propagation du SRAS. Ils ont partagé les résultats de leur recherche et formulé des recommandations en matière de politique de santé publique au Canada, sauvant ainsi de nombreuses vies. Aujourd’hui, Mitacs s’efforce de faire progresser l’innovation aux côtés de partenaires engagés dans l’étude des maladies infectieuses, parmi une multitude d’autres défis.

Nouvelles liées à la COVID-19 :

Légende de la photo : de gauche à droite, Ilaria Rubino travaille avec le professeur Hyo-Jick Choi afin de développer un masque doté d’un revêtement de sel capable de tuer les virus

Référence photographique : Rich Cairney, Faculté d’ingénierie de l’Université de l’Alberta


Mitacs remercie le gouvernement du Canada de son soutien à l’égard du programme Stage de recherche Globalink mentionné dans cet article. À l’échelle du Canada, le programme Stage de recherche Globalink reçoit également le soutien du gouvernement de la Colombie-Britannique, du gouvernement du Manitoba, du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, du gouvernement du Québec et du gouvernement de la Saskatchewan.​


Avez-vous un défi d’affaires qui pourrait bénéficier d’une solution de recherche? Si tel est le cas, contactez Mitacs aujourd’hui pour discuter d’occasions de partenariat : BD@mitacs.ca