16 000 +

projets de recherche et d’innovation financés

250 M$

investis en 2019-2020

858 +

millions de dollars investis au cours des 10 dernières années

33 000

chercheurs dans notre réseau

6 000 +

organisations

117

partenaires postsecondaires

6 000 +

stages de recherche internationale

1 450 +

cours de perfectionnement professionnel

22 000 +

participants aux formations
Scientist working in a clean room
Canada’s biomanufacturing industry is gearing up for big changes
Blogue

Le Canada est-il outillé

pour une relance du secteur de la biofabrication?

Points clés

  • À travers l’histoire, les scientifiques et les équipes de recherche médicale du Canada ont joué un rôle déterminant dans l’éradication de maladies largement répandues.
  • Le Canada a récemment lancé la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie pour renforcer sa capacité à l’égard de différents processus de production et de plateformes de vaccins.
  • Le Canada a investi plus de 1,2 G$ dans des projets de biofabrication.
  • Le Canada aura besoin de 65 000 emplois d’ici 2029. Au rythme actuel, on prévoit que seulement 25 % des postes disponibles seront pourvus.
  • Cela étant dit, le Canada doit s’assurer que les nouvelles compétences et les nouveaux talents cadrent avec les investissements importants réalisés dans ce secteur.

Capacité de biofabrication du Canada et préparation aux pandémies

En 2021, le gouvernement du Canada a réalisé un investissement historique visant à renforcer le secteur national de la biofabrication et sa préparation aux prochaines pandémies. L’objectif est d’être autosuffisant tout en réduisant les difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement.

La pandémie mondiale de COVID-19 a mis en lumière les possibilités et vulnérabilités dans le secteur de la biofabrication au Canada. Actuellement, nous nous classons au quatrième rang en tant que pôle scientifique en biosciences — derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis — grâce à l’apport des dernières décennies de nombreuses entreprises importantes en biotechnologies comme Sanofi Pasteur, Medicago et Resilience Biotechnologies, pour n’en nommer que quelques-unes.

Sanofi Pasteur, en particulier, a fait des avancées remarquables après avoir acquis ce qu’il restait des légendaires Connaught Antitoxin Laboratories, situés à l’Université de Toronto. Pionnier mondial de la vaccination à l’apogée de sa gloire, Connaught a contribué à la découverte de l’insuline, du vaccin contre la polio, ainsi qu’à des vaccins contre la grippe et la rougeole, ce qui a joué un rôle central dans l’éradication de la variole. De nos jours, Sanofi continue de mener des activités sur le campus Connaught à Toronto, où l’entreprise travaille au développement du vaccin contre la diphtérie et le tétanos, ainsi que d’autres produits sur la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la Santé.

Toutefois, selon le Dr Earl Brown, professeur émérite à l’école de médecine de l’Université d’Ottawa, l’installation ne pouvait tout simplement être convertie à temps pour accueillir la production de vaccins contre la COVID-19. Malgré nos accomplissements, en fin de compte, nous ne disposions pas de l’infrastructure pour produire un vaccin fabriqué au Canada.

Renforcer la capacité nationale dans le secteur de la biofabrication

Au début du millénaire, de nombreuses compagnies pharmaceutiques ont subi une restructuration mondiale pour consolider leurs activités, ce qui signifiait percer de nouveaux marchés ou des marchés existants à l’extérieur du Canada. Ainsi, nous sommes devenus de plus en plus dépendants des importations de vaccins des pays qui avaient la capacité de les produire pour nous.

Pour régler ces problèmes, dans le cadre du budget fédéral de 2021, le gouvernement s’est engagé à verser 2,2 G$ sur sept ans pour la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada.

Annoncée en juillet 2021, cette stratégie est composée de cinq piliers visant à assurer sa réussite :

  1. Assurer une gouvernance forte et coordonnée
  2. Établir une base solide en renforçant les systèmes de recherche et la filière de talents
  3. Favoriser la croissance des entreprises en redoublant d’efforts dans les domaines de force existants et émergents
  4. Renforcer les capacités publiques
  5. Favoriser l’innovation en assurant une réglementation de classe mondiale

 

La stratégie permet au Canada de réaliser des progrès importants à court terme pour soutenir le développement de l’infrastructure, la recherche et développement (R-D), les technologies émergentes, les processus de bout en bout et les essais cliniques fondés sur un effort coordonné entre les établissements d’enseignement, les entreprises, les trois organismes, le gouvernement et la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI).

Où est donc tout le talent?

La biofabrication ne se limite pas seulement à des processus, de l’équipement et des produits finaux — elle comprend aussi du personnel qualifié. Le Canada connaît déjà une pénurie immense de talents pour les infrastructures existantes, sans même parler des investissements et engagements récents visant à en bâtir d’autres plus tard. Le Rapport national de 2021 de BioTalent Canada prédit que la bioéconomie du Canada aura besoin de 65 000 emplois d’ici 2029 — ce qui comprend 16 140 travailleuses et travailleurs en biofabrication et 5 160 dans le secteur de la biosanté à lui seul. Au rythme actuel, on prévoit que seulement 25 % des postes disponibles seront pourvus.

Parallèlement, le Canada se classe au deuxième rang de la liste des pays les plus instruits dans le monde derrière la Corée, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Parmi les 61 % de Canadiennes et de Canadiens diplômés de l’enseignement supérieur, 4,8 millions sont titulaires d’un diplôme lié à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques (STIM) ou aux soins de santé, ce qui témoigne du bassin de talents potentiel pour les compagnies de génie médical et chimique.

La population immigrante jouera aussi un rôle déterminant pour répondre à cette demande en main-d’œuvre. On s’attend à ce que la migration nette atteigne 86 % d’ici 2029. De plus, les femmes représentent près du tiers (34 %) de l’ensemble du secteur canadien de la bioéconomie et ont donc, au vu de la pénurie prévisible de main-d’œuvre, amplement l’occasion de gagner du terrain dans un marché du travail très axé sur les STIM.

Cela étant dit, le Canada doit s’assurer que les nouvelles compétences et les nouveaux talents cadrent avec les investissements importants réalisés dans ce secteur — et que ces efforts seront viables à l’avenir. On a besoin de talents certifiés en matière de bonnes pratiques de fabrication (BPF) dès maintenant. La création de contenu pertinent et l’accessibilité du perfectionnement ou du recyclage pour le personnel actuel sont essentielles pour redéployer les talents formés.

Les établissements d’enseignement doivent se transformer pour s’assurer qu’ils créent et offrent des programmes et des possibilités de formation qui sont essentiels à la création de talents formés dans ce domaine. À l’échelle internationale, on souhaite ardemment une approche harmonisée pour garantir une continuité, ainsi qu’une coordination des connaissances et des ressources.

Nous savons qu’une approche d’équipe est nécessaire pour renforcer la capacité de biofabrication souple et résiliente du Canada — secteur privé, milieu postsecondaire, hôpitaux, santé et gouvernement — afin de devenir un chef de file mondial.

Se préparer pour l’avenir

Le Canada travaillait sur l’optimisation de sa capacité nationale avant même la pandémie de COVID-19. Au cours des dernières années, nous avons investi plus de 1,2 G$ dans la biofabrication, les vaccins et des projets thérapeutiques qui sont en cours. En outre, plus tôt cette année, le gouvernement fédéral a investi 415 millions de dollars pour aider Sanofi à construire une usine de production de vaccins contre la grippe à Toronto, en Ontario. Dans la même veine, Moderna, compagnie pharmaceutique établie au Massachusetts, est en négociation avec le gouvernement fédéral pour construire une usine de production de vaccins à ARNm au Canada, ce qui en fait sa première activité à l’étranger jusqu’à présent.

Les vaccins contre la COVID-19 ont sauvé des vies au Canada et ont aidé tout le monde à revenir à la normale. Les plans de Moderna de construire une installation de fabrication de vaccins ultramoderne ici au Canada sont capitaux pour notre objectif de faire croître un secteur des sciences de la vie solide et concurrentiel au pays à l’aide de capacités de biofabrication de pointe. On s’assurera ainsi que le Canada est prêt à affronter d’autres pandémies et d’autres urgences sanitaires, on renforcera notre économie et on créera de bons emplois pour la population canadienne. 

– L’honorable François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie

Depuis octobre 2021, le Canada s’est déjà procuré ou a conclu des ententes pour acheter jusqu’à 404 millions de doses de vaccins auprès de sources nationales et internationales, après avoir accéléré la production. Entretemps, la valeur de la consommation nationale de vaccins ou de produits thérapeutiques a explosé, passant de 473 M$ en 1997 à 4,8 G$ en 2019.

Comme les livraisons de vaccins dépassent la demande, Novavax, compagnie de biotechnologie établie au Maryland, prévoit produire un vaccin contre la COVID-19, premier en son genre, au Centre de production de produits biologiques à Montréal. Si le vaccin est approuvé par Santé Canada, la compagnie s’attend à livrer 24 millions de doses par année, ce qui ferait de Montréal la première ville canadienne à fabriquer un vaccin contre la COVID-19.

De plus, le 6 décembre 2021, le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 19 M$ dans la production locale de molnupiravir, un médicament antiviral oral expérimental pour le traitement de la COVID-19. Merck Canada et Thermo Fisher Scientific ont conclu un accord pour fabriquer les pilules à Whitby, en Ontario, et les distribuer à l’échelle mondiale. Il s’agit de l’un des trois sites de fabrication du médicament. Cet investissement devrait créer 50 emplois bien rémunérés dans la région et générer des millions de dollars en recettes d’exportation.

Néanmoins, à mesure que nous continuons à construire des infrastructures de biofabrication, la menace de la pénurie de talent continue de planer. En accordant la priorité à une bioéconomie canadienne diversifiée le plus tôt possible et en investissant dans la formation et le talent, il sera plus facile de trouver des solutions novatrices qui profitent à notre économie et à notre population.

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Jillian Murray

Gestionnaire de compte
Ontario

Née et élevée à Windsor, en Ontario, Jillian (Hatnean) Murray est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en biochimie avec thèse (2006), d’un doctorat en chimie (2011) de l’Université de Windsor et d’un postdoctorat (2013) de l’Université de Toronto. Employée à Mitacs depuis 2013, Jillian est actuellement gestionnaire de compte dans les régions du Grand Toronto et de Hamilton. Elle est spécialisée dans l’aide aux entreprises pour développer des projets de recherche dans la biofabrication, les sciences de la vie, le cannabis ainsi que la gestion financière ou des risques.

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