Flash Recherche : Freiner la propagation du pou de poisson

07/29/2015

Le pou du poisson représente une menace importante pour l’industrie de l’aquaculture au Canada. En effet, ce parasite cause pour des millions de dollars de pertes chaque année aux producteurs de saumon et se transmet au saumon sauvage, ce qui constitue une préoccupation environnementale importante. Des chercheurs ont découvert que le pou du poisson résiste de plus en plus aux médicaments coûteux utilisés pour l’éliminer et ne savent pas trop quel mécanisme génétique complexe en est la cause.

Un stagiaire du programme Mitacs Accélération du Département de pathologie et de microbiologie de l’Atlantic Veterinary College a relevé le défi de trouver les facteurs génétiques responsables de cette résistance aux médicaments en partenariat avec Novartis Animal Health Canada. Apprenez-en davantage sur sa découverte.

Sur quoi porte la recherche?

Le saumon de l’Atlantique est l’espèce la plus importante en aquaculture de par sa contribution en milliards de dollars en recette annuelle. Les poux de mer (lepeophtheirus salmonis) sont un parasite qui infecte le saumon et qui cause des pertes qui se chiffrent en millions de dollars chaque année à l’industrie de la pisciculture du saumon. Les préoccupations environnementales sont également très grandes en raison du risque de transmission à la population de saumons sauvages. Le traitement pour se débarrasser des poux de mer est très coûteux et aucun traitement durable n’existe pour le moment, en grande partie à cause de leur pharmacorésistance. Les mécanismes par lesquels les poux de mer sont devenus résistants à ces composés sont complexes et très mal compris. Cette recherche vise à déterminer les gènes et les pistes génétiques contribuant à la résistance des poux de mer aux traitements. La découverte de nouveaux traitements contre les poux de mer pourrait avoir de grandes retombées économiques pour les salmoniculteurs en réduisant les coûts et augmentant leurs profits.

En quoi a consisté le travail des chercheurs?

Les poux de mer ont développé une résistance à la thérapie la plus efficace : SLICE™. Aux fins de leur recherche visant à comprendre comment la pharmacorésistance est susceptible de se développer, les chercheurs ont étudié les différences génétiques entre les sexes, les populations et les stades de vie des poux de mer de la baie de Fundy. Ils ont également étudié la réponse de ces différents groupes de poux de mer à quatre composés principaux pour mieux saisir comment les poux de mer survivent aux traitements pharmacologiques.

Quels sont les aboutissements de la recherche?

Les chercheurs ont découvert que le sexe, suivi de la population et ensuite du stade de vie, produisaient les plus hauts niveaux de variabilité génétique, quel que soit le traitement utilisé. Cela met en lumière la grande diversité génétique des poux de mer. Les traitements pharmacologiques pour cette même classe (pyréthroïdes) montraient des effets similaires sur le plan de l’expression génétique. SLICE™ a eu un effet distinct sur l’expression génétique par rapport à d’autres composés, ce qui pourrait avoir été causé par son utilisation comme traitement principal contre les poux de mer dans la baie de Fundy. Ces découvertes fournissent des renseignements utiles sur les mécanismes employés par les poux de mer pour survivre à la suite de chaque traitement.

Comment cette recherche pourrait-elle vous servir?

Cette recherche pourrait servir à déterminer les marqueurs génétiques qui pourraient être étudiés plus en détail à l’aide de méthodes quantitatives plus abordables. Définir ces marqueurs génétiques pourrait fournir des cibles éventuelles pour la mise au point future de composés par l’entreprise partenaire, Novartis Animal Health, Inc.

Au sujet des chercheurs

La recherche a reçu le soutien du programme Mitacs Accélération.

Jordan Poley est candidat au doctorat en pathologie et microbiologie au Collège vétérinaire de l’Atlantique à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Mark Fast est professeur agrégé et titulaire de la chaire de recherche Novartis en santé du poisson au Collège vétérinaire de l’Atlantique à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Spencer Russell est chercheur et directeur de la recherche en santé aquatique à Novartis Animal Health Canada Inc.


En partenariat avec ResearchImpact, nous examinons les résultats obtenus dans le cadre des stages Mitacs Accélération. ResearchImpact est un réseau pancanadien de 11 universités déterminées à maximiser l’incidence de la recherche universitaire dans l’intérêt social, économique, environnemental et de la santé des Canadiens. Mitacs et ResearchImpact se sont engagés à démontrer que la recherche peut avoir une incidence positive sur tous les aspects de la vie.

 

 

 


Contact pour les médias
 

Heather Young
Directrice, Communications
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