Les étudiants étrangers acquièrent une expérience de recherche à l'Université de la Saskatchewan

09/18/2018
Des étudiants de trois continents ont travaillé tout l’été, sous la supervision de professeurs de l’Université de la Saskatchewan, sur des projets portant sur la santé humaine et animale ainsi que la sécurité de l’eau.

Par Federica Giannelli, stagiaire des cycles supérieurs à l’unité des profils de recherche et de l’impact à l’Université de la Saskatchewan

Ce texte a initialement été publié sur le site Web de recherche de l’Université de la Saskatchewan (en anglais).

SASKATOON — Des étudiants de trois continents saisissent une possibilité de formation en recherche unique à l’Université de la Saskatchewan grâce au parrainage de l’organisme sans but lucratif Mitacs.

Les étudiants, qui viennent d’Asie, d’Europe ainsi que d’Amérique centrale et du Sud, font un Stage de recherche Globalink de trois mois qui leur permettra d’effectuer de la recherche sous la supervision de professeurs de l’Université de la Saskatchewan.

Mitacs, qui finance des programmes de recherche et de formation, parraine des finissants étrangers de premier cycle pour qu’ils travaillent avec des chercheurs dans leur domaine pendant trois mois dans des universités canadiennes. En 2018, Stage de recherche Mitacs Globalink a amené 38 étudiants à l’Université de la Saskatchewan.

Les étudiants travaillent sur des projets qui portent notamment sur la santé humaine et animale ainsi que la sécurité de l’eau. Huit d’entre eux ont rencontré, le 22 août, la ministre de l’Enseignement supérieur de la Saskatchewan, Mme Tina Beaudry-Mellor, afin de présenter les résultats de leurs stages Mitacs.

Si les étudiants décident de poursuivre des études supérieures axées sur la recherche à l’Université de la Saskatchewan, ils peuvent présenter une demande de financement au titre d’une Bourse aux cycles supérieurs Mitacs Globalink en vue d’obtenir 15 000 $ pour couvrir leur première année d’étude.

C’est ce qui est arrivé à l’étudiante à la maîtrise en génie chimique Anakaren Botana, qui était une stagiaire Mitacs à l’Université de la Saskatchewan en 2017. Le stage s’est révélé un élément essentiel qui a permis à Mme Botana d’acquérir les compétences et l’expérience nécessaires pour entreprendre ses études supérieures à l’Université de la Saksatchewan.

En tant que bénéficiaire de la Bourse aux cycles supérieurs Globalink, elle est revenue en mai pour travailler avec le professeur Ajay Dalai de l’Université de la Saskatchewan sur un projet qui pourrait permettre de raffiner le pétrole de manière plus efficace.

« C’est grâce à mon stage d’été Mitacs que mon superviseur en est venu à me connaître, à connaître mon travail et ma valeur en tant qu’étudiante, » explique Mme Botana, qui a fait ses études de premier cycle à l’Instituto de Estudios Superiores de Tamaulipas (IEST-Anáhuac) à Altamira, au Mexique. « Mon intérêt pour la maîtrise s’est manifesté lorsque j’étais ici. »

Mme Botana précise qu’elle a été impressionnée par le corps professoral et la disponibilité des ressources et des laboratoires. Elle s’est donc informée auprès de M. Dalai à propos des possibilités de recherche aux cycles supérieurs.


Récipiendaire de la Bourse aux cycles supérieurs Globalink, Anakaren Botana. (Mention de source : Daniel Hallen de l’Université de la Saskatchewan.)

« Le programme Mitacs a été essentiel pour inciter Anakaren et d’autres excellents étudiants du Mexique, d’Inde et d’autres pays à venir travailler dans nos laboratoires et nous aider à leur offrir une formation de qualité, » explique M. Dalai, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la bioénergie et les traitements chimiques écologiques au Collège de génie de l’Université de la Saskatchewan. « Anakaren est très brillante et c’est très valorisant de constater que des étudiants comme elle sont aussi passionnés par leur recherche. »

Mme Botana espère que son travail permettra d’améliorer la qualité et la production du pétrole. Le bitume, un liquide noir collant et visqueux aussi connu sous le nom de pétrole brut, est une ressource naturelle canadienne importante. Néanmoins, il contient de grandes quantités de soufre et d’azote. Ainsi, il ne peut pas être utilisé comme carburant de transport. En mettant au point des matériaux spéciaux à base de silice qui peuvent aider à séparer l’azote et le soufre du bitume avant la transformation, Mme Botana espère que son travail aidera à transformer le bitume à des coûts inférieurs et à améliorer les avantages du point de vue de l’environnement.

« Le travail d’Anakaren est assez innovateur et prometteur », explique M. Dalai. « Il est préliminaire, mais nous avons déjà réussi à enlever plus de 20 % de soufre du bitume lors des épreuves de laboratoires. »

Une passion pour la recherche qui a des conséquences est aussi ce qui a amené le stagiaire Mitacs Globalink Ugo Mendes Diniz à l’Université de la Saskatchewan.

« Je n’avais jamais quitté le Brésil avant, » déclare M. Mendes Diniz. « Le stage Mitacs se caractérise particulièrement par le fait qu’il offre à de nombreux nouveaux chercheurs partout dans le monde la possibilité de trouver leur place dans un environnement international riche et d’améliorer leurs connaissances à propos de sujets qui les passionnent vraiment. »


Un stagiaire de Mitacs, Ugo Mendes Diniz, a consacré l’été à l’étude des abeilles. (Mention de source : Daniel Hallen de l’Université de la Saskatchewan.)

Son intérêt à comprendre la façon dont les abeilles interagissent avec les plantes l’a amené à choisir l’Université de la Saskatchewan pour son stage d’été.

« Le Canada a toujours été une de mes destinations privilégiées lorsqu’il est question d’apprentissage et de recherche, » précise M. Mendes Diniz, qui est inscrit à l’Universidade Federal de Pernambuco, à Recife, au Brésil.

Sous la supervision du professeur de phytologieSean Prager, M. Mendes Diniz, cherche à savoir si les abeilles récoltent le pollen et le nectar des plantes en santé seulement, ou aussi des plantes malades.

Cela pourrait aider les chercheurs à mieux comprendre la façon dont la santé des plantes influence l’activité de pollinisation des abeilles, c’est-à-dire, la façon dont les insectes aident les plantes à se reproduire. M. Mendes Diniz croit que le fait de comprendre la préférence des abeilles peut aider à élaborer des stratégies de gestion agricole qui peuvent améliorer le rendement des cultures.

« Mon expérience avec le programme Mitacs est très positive jusqu’à maintenant, » mentionne M. Prager. « Il a permis à Ugo de venir travailler dans mon laboratoire, ce qui est bénéfique pour nous deux. »

« J’estime qu’il est positif que les étudiants aient l’occasion de découvrir la recherche à l’échelle dont on la mène aux établissements de l’U15 au Canada, » explique M. Prager.

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Heather Young
Directrice, Communications
Mitacs
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