Un introverti fait l’essai du réseautage

08/20/2015

J’ai un aveu à vous faire. J’ai beaucoup de difficulté à faire du réseautage : je trouve les interactions sociales épuisantes (surtout les nouvelles rencontres) et je n’aime pas l’idée d’avoir à me mettre en valeur. Puisque le réseautage est essentiel pour se trouver du travail, comment faire pour être embauché?

Après avoir défendu ma thèse, j’ai trouvé mon premier emploi par pure chance. Dans le domaine de l’avancement professionnel, il existe une théorie appelée « coïncidences planifiées », mais j’ai simplement envoyé un bon CV et passé avec brio la seule entrevue que j’ai eue. C’est de la chance, pas des coïncidences planifiées.

Cela dit, l’expression « coïncidences planifiées » décrit bien ma transition entre mon premier emploi à l’Université de Toronto (emploi contractuel à temps partiel de courte durée) et mon poste permanent actuel. J’ai rencontré des gens pour discuter de l’établissement possible de partenariats et j’ai toujours profité de l’occasion pour promouvoir les programmes que j’administrais.

Pendant mon emploi contractuel, j’ai maintenu le contact avec la femme qui allait devenir ma directrice au Centre de carrières de l’Université de Toronto. Après notre troisième rencontre, nous avons planifié une entrevue informelle qui nous a permis de constater que nous avions un besoin commun : elle cherchait une personne ayant mes compétences et connaissances, et moi, je cherchais un emploi.

Dans ce type de réseautage, je n’avais pas l’impression de me mettre en valeur — je faisais la promotion de mes programmes. Ce sentiment est d’ailleurs confirmé par une recherche effectuée sur le « réseautage dégradant » (dirty networking) par la professeure Tiziana Casciaro de la Rotman School of Management et des collègues. Elle a constaté que les personnes trouvaient moins « dégradantes » les activités de réseautage accomplies pour le compte d’une équipe.

Les recherches de la professeure Casciaro me rappellent d’autres occasions où j’ai réussi à faire du réseautage. Lors d’un congrès du milieu universitaire et de l’industrie, j’ai ajouté une nouvelle relation à mon réseau et rencontré de nouveaux visages dans le but de leur présenter cette personne — mon pouvoir résidait dans le fait que j’agissais au nom d’une équipe informelle pour entamer des conversations. À une autre occasion, j’ai effectué la présentation éclair parfaite parce que je parlais des avantages de ma discipline.

Être conscient de son pouvoir (même imaginaire) et poser beaucoup de questions constituent non seulement de bonnes pratiques de réseautage, mais cela permet d’atténuer le malaise que crée le réseautage pour des personnes introverties comme moi. Quand je pense à mes incursions dans le monde du réseautage, je constate que mes points forts sont l’altruisme et la passion pour la collaboration.

Tout en continuant de perfectionner mes habiletés de réseautage, je vais m’efforcer de me placer dans de bonnes situations, de saisir les occasions lorsqu’elles se présentent et, bien sûr, de poser plus de questions.

 

Jonathan Turner est spécialiste de l’emploi au Centre de carrières de l’Université de Toronto. Auparavant, il a travaillé comme spécialiste en compétences universitaires et professionnelles à l’Université de Toronto, à Mississauga. Il a également été « accumulateur professionnel de diplômes » (doctorat, Toronto, 2012; maîtrise, Toronto, 2005; baccalauréat, Waterloo, 2004; baccalauréat, York, 2001).

 

 

 


Contact pour les médias
 

Heather Young
Directrice, Communications
Mitacs
hyoung@mitacs.ca
604-818-0020