Un monde de différence : l’impact qui change les vies du soutien d’une professeure

07/11/2018

J’écris assise dans l’un des coins de la BAnQ à Montréal. C’est l’été, et une belle journée paraît par les fenêtres de l’édifice, où je prends du temps pour travailler et étudier. Je fais une maîtrise en études littéraires à l’UQÀM et ce n’est pas rien. Mais je prends une pause maintenant pour y penser : bien sûr, ce n’est pas rien, et le sentier que j’ai suivi pour arriver ici a été long.

Ma mémoire triche un peu, mais j’ai des émotions de bien avant l’année où mon parcours a commencé : je revenais au Mexique d’un programme d’échange en France. Ce fut une année palpitante, mais qui a eu des défis : la langue était certainement un grand défi en soi. Toutefois, j’étais très motivée et dès que je suis revenue à la maison, je me suis rendue sur le site Web des échanges offerts par l’Université de Guadalajara : « Mitacs Globalink (CANADA) » était l’une des bourses auxquelles je pouvais postuler.

C’était un nom très étrange et je n’avais jamais pensé à un tel pays dans ma tête, encore moins d’y voyager. Mais j’ai pris un risque et j’ai postulé et après plusieurs examens, un courriel est arrivé pour m’informer que j’avais été retenue. À partir de ce moment, je me rappelle précisément deux choses : les mots écrits en rouge dans le courriel et un moment rempli de joie.

Pendant ma première semaine au Canada, j’ai rencontré Lizanne Lafontaine, la professeure responsable de mon projet et une professeure au Département d’éducation à l’Université du Québec en Outaouais. Mme Lafontaine était la professeure qui m’a choisie pour le projet Mitacs Globalink. Le Canada ne manque pas de rôles qui peuvent inspirer les jeunes femmes. En ce qui me concerne, Mme Lafontaine m’a aidée dès la première journée à être passionnée : je n’ai jamais été près d’une femme aussi joyeuse, aussi forte, aussi disciplinée et brillante à l’extérieur de ma famille. Je n’avais jamais travaillé pour une femme aussi compétente.

La première semaine, ma professeure m’a dit que nous devions faire quelque chose de très important : elle m’a invité à manger de la crème glacée. Pour le reste de mon projet, j’ai non seulement travaillé avec elle, mais aussi avec Judith Émery-Bruneau, une chercheure qui m’a aussi appris l’intensité du travail de recherche avec passion et discipline.

Six mois plus tard, comme je l’ai déjà raconté dans ce blogue, j’ai été à nouveau invitée à travailler avec Lizanne et Judith. Cette invitation fut déterminante : j’ai travaillé à titre d’assistante de recherche et j’ai survécu à un hiver canadien, ce qui est impressionnant pour une Mexicaine. Et pour la première fois de ma vie, j’ai compris quelque chose sur moi, grâce à mes deux superviseures : que j’étais capable. Que la recherche en littérature et en langues était une avenue possible. Lizanne et Judith (et l’extraordinaire Julie Ruel!) m’ont permis de voir que ce sentier était une vraie occasion.

Mais mon parcours canadien ne se termine pas ici. Lorsque j’ai voulu postuler pour un diplôme de maîtrise à l’UQÀM, j’avais besoin d’une lettre de recommandation. Timidement, j’ai écrit à Lizanne lui demandant pour une telle lettre. Je ne sais pas ce qu’elle a écrit à mon sujet, mais j’ai reçu plus tard une bourse de recrutement par excellence du Département d’études littéraires de l’UQÀM.

Quatre ans après ma première expérience avec Mitacs, de stagiaire Globalink à mentor pour cinq stagiaires remarquables, mon cœur est rempli de gratitude : pour le programme, mais aussi pour mes professeurs, surtout pour Lizanne qui a toujours cru en moi. Avoir une personne comme elle dans ma vie, grâce à Mitacs, a déterminé mon trajet vers l’une des décisions les plus heureuses que j’ai prises dans ma carrière universitaire et personnelle.

À tous les étudiants qui postuleront pour venir au Canada en 2019, n’hésitez pas. L’expérience est merveilleuse si vous savez comment en profiter, et si vous trouvez une professeure comme Lizanne Lafontaine sur votre chemin (elles sont rares!), tentez d’apprendre tout ce que vous pourrez d’elle. Je souhaite la meilleure des chances à tous les nouveaux candidats et j’espère que nous pourrons nous voir à nouveau bientôt de ce côté-ci du monde.


Nydia Pando a un diplôme en Littérature hispanique de l’Université de Guadalajara au Mexique. Elle a été publiée dans des livres au Mexique, en Espagne et en Équateur et elle a reçu des bourses de la Roumanie, de la France et de l’Allemagne. Sa participation à Stage de recherche Globalink en 2014 l’a menée à être coauteure d’un article de recherche publié à l’Université de l’Alberta avec la professeure Émery-Bruneau (2016). Depuis septembre 2017, elle est étudiante à la maîtrise en Études littéraires (axée sur la poésie, le féminisme et l’immigration) à l’Université du Québec à Montréal.

 

 


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