Attirer les meilleurs talents pour les emplois d’aujourd’hui et de demain

02/27/2020
OPINION / Il aura été amplement question de pénurie de main d’œuvre qualifiée dans l’actualité de 2019. Il semble que le sujet demeurera matière à rédaction cette année, si la tendance se maintient et si l’on ne capitalise pas davantage sur nos atouts.

À cet enjeu immédiat de la rareté des travailleurs s’ajoute un problème étonnant et emblématique de notre période de changements technologique et social accélérés : tout en étant trop peu nombreux pour combler les emplois offerts, les travailleurs verront près de la moitié des types d’emplois actuels disparaître d’ici quelques décennies. Il nous faut donc imaginer, concevoir, créer bon nombre d’initiatives dont on pourra vivre demain, tout en composant avec la pénurie actuelle. À cet égard, le bilan de l’innovation de notre pays s’améliore, mais il le place toujours en queue de peloton parmi les pays occidentaux.

Profondément marquée par le commerce international et la mondialisation, notre économie est intégrée à celle du monde entier. Travailler en mode collaboratif, dans une dimension internationale, est devenu une condition de réussite.

À la fin des années 1990, alors que cette réalité mondialisée se dessine, des chercheurs d’ici font équipe et soumettent une idée pour augmenter le nombre de diplômés qualifiés, tout en appuyant la recherche appliquée et industrielle.

Ils proposent de créer un programme de stages rémunérés qui puisse offrir des occasions d’apprentissage pratique aux étudiants tout en faisant avancer les intérêts communs d’entrepreneurs et de chercheurs. Accueillie favorablement par le gouvernement fédéral, puis par les provinces et les entreprises, cette initiative est lancée sous le nom de « Mitacs ». Cet acronyme est choisi en référence aux domaines des mathématiques appliquées aux technologies de l’information et aux systèmes complexes visés initialement.

Vingt ans plus tard, ce sont plus de 10 000 stages qui sont organisés annuellement au Canada et environ le tiers de ces expériences professionnelles se font au Québec. De Rimouski à l’Abitibi en passant par les grands centres, ce sont 18 universités, 7 cégeps, ainsi que des centaines d’entreprises et d’organisations de partout au Québec qui participent à cet effort collaboratif. Les stages couvrent désormais plusieurs domaines incluant la santé, le social, la culture et les technologies.

Si le projet a pu connaître une telle croissance, c’est qu’il répond aux besoins des étudiants, des entrepreneurs, des chercheurs et des gouvernements. Les divers sondages démontrent que plus du tiers des stagiaires sont embauchés par leur employeur à la suite de leur projet. Plus d’un participant sur dix créera quant à lui sa propre entreprise. Parmi les milliers d’étudiants étrangers participants, près des deux tiers envisagent de faire des études additionnelles au Canada et une proportion encore plus grande souhaite y travailler. Un stage Mitacs s’avère bien souvent déterminant dans la décision de s’établir au Québec.

Les entreprises en quête de travailleurs qualifiés y voient un moyen de recrutement efficace. Les universités y recrutent des étudiants et des chercheurs de talent. Les projets de recherche des professeurs vont d’ailleurs souvent de l’avant grâce à l’apport de ces stagiaires. Le réseau canadien et international bâti depuis le lancement de l’initiative permet non seulement aux talents étrangers de venir contribuer à notre société, mais il aide aussi nos professeurs et étudiants à s’internationaliser.

Mitacs est un partenaire mobilisateur d’investissement. L’an dernier, à chaque dollar investi par le gouvernement du Québec et des autres provinces, on pouvait associer 1,80 $ du gouvernement fédéral ainsi que 3,50 $ des entreprises. Voilà une approche concertée pour faire face au manque de travailleurs d’aujourd’hui et s’assurer d’un avenir sans pénurie d’emplois.

L'auteur est Éric Bosco, chef du développement des affaires et des partenariats pour l'organisme Mitacs.

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