Magazine MCI: Rachel Bouserhal, chercheuse postdoctorale à l’ÉTS, remporte le prix Prix Mitacs et CNRC-PARI pour la commercialisation

12/04/2018
L’École de technologie supérieure (ÉTS) est fière d’annoncer que MITACS et le CNRC-PARI pour la commercialisation ont honoré Rachel Bouserhal, chercheuse postdoctorale au Département de génie mécanique, pour sa contribution à la sécurité sur les lieux de travail.
 

La jeune chercheuse a développé un algorithme permettant d’améliorer le traitement numérique du signal de la voix afin d’améliorer la communication entre les travailleurs dans des sites industriels bruyants. Sa recherche a été commercialisée par EERS Global Technologies de Montréal au sein du produit SonX, un protecteur auditif numérique avancé.

Madame Bouserhal fait également partie de l’équipe de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-EERS en technologies intra-auriculaires (CRITIAS), dirigée par le professeur Jérémie Voix à l’ÉTS. Avant de se joindre au groupe, elle a complété un baccalauréat et une maîtrise en génie électrique (2011) à la très réputée Michigan State University (MSU).

Par la suite, elle s’est installée à Montréal pour suivre ses intérêts de recherche avec le professeur Voix, jusqu’à l’obtention de son doctorat en juin 2016 à l’ÉTS. Durant cette période, elle a travaillé sur un casque de communication utilisé dans des environnements de travail bruyants qui fournira aux travailleurs une bonne protection auditive et permettra une bonne communication. Le projet prévoit à terme la réalisation d’un environnement radio-acoustique virtuel où la parole est capturée à l’intérieur de l’oreille, débruitée et rehaussée pour être transmise à l’intérieur d’un rayon spécifique aux auditeurs. Cette distance sera fonction du niveau et de l’effort vocal et du bruit de fond ambiant, permettant ainsi de limiter l’exposition excessive au bruit et prévenir la surdité industrielle.

À son tour, l’ÉTS félicite Rachel Bouserhal pour ses travaux qui font rayonner l’ÉTS et son précieux partenaire EERS Global Technologies partout au Canada et au-delà de nos frontières, et permettront à terme d’enrayer le fléau de la surdité professionnelle.

Le fléau de la surdité professionnelle

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) confirmait cette année encore l’augmentation du nombre de cas de surdité professionnelle au Québec, insistant sur l’ampleur de ce problème de santé. Selon l’INSPQ, il y a tout lieu de croire que le nombre de cas continuera d’être important au cours des prochaines années compte tenu du nombre élevé de travailleurs toujours exposés. En 2008, entre 287 000 et 359 000 travailleurs étaient exposés à des niveaux de bruit suffisamment intense pour rendre  difficile une conversation à un mètre de distance, même  en criant. Finalement, en plus de causer la surdité, le bruit au travail augmente le risque d’hypertension artérielle et peut aussi accroître le risque d’accident de  travail, d’infarctus du myocarde ou encore le risque de donner naissance à un bébé de faible poids chez la travailleuse enceinte.

Selon l’INSPQ toujours, le coût total du bruit pour le régime d’indemnisation était en 2007 de l’ordre de 35,4 M$ par année au Québec, tandis que le coût sociétal est lui d’une échelle encore bien supérieure.

 

 

 


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