Fertilisation en vue d’augmenter la séquestration du carbone par les sols et atténuer le changement climatique

Les sols forestiers forment un important piège du dioxyde de carbone, le CO2, un gaz à effet de serre. Les inquiétudes relatives au changement climatique ont rehaussé l’intérêt porté aux méthodes permettant d’accroître la capacité puits de carbone des forêts. Il a été démontré que la fertilisation de forêts a permis d’augmenter la productivité de nombreux types de forêts, ce qui se traduit par un accroissement de la séquestration de carbone par la biomasse. Un corpus croissant de résultats indique que la fertilisation azotée augmente également la séquestration de carbone par les sols et qu’une quantité toujours croissante de matériau fin est produite. Il semble aussi que l’azote entrave la décomposition de cette litière. Toutefois, les mécanismes derrière l’accroissement de la séquestration de carbone par les sols ne sont pas clairs; il se peut que l’azote altère la composition des communautés microbiennes des sols qui ont des capacités différentes relativement à la production d’enzymes de décomposition de la litière. La stagiaire évaluera ainsi dans quelle mesure la fertilisation pourra accroître la capacité de stockage du carbone par l’humus et le sol en comparant le carbone contenu dans le sol, les communautés microbiennes et leurs activités enzymatiques liées au cycle du carbone et de l’azote dans des parcelles fertilisées et non fertilisées de thuyas géants, pruches occidentales, cyprès jaunes et sapins gracieux près de Port McNeill, C.-B. L’étude, réalisée en partenariat avec Western Forest Products – une compagnie forestière intégrée du Canada – servira de base au développement d’indicateurs pour le carbone dans les systèmes de certification et améliorera notre entendement du fonctionnement de l’écosystème.

Intern: 
Joyce Shen
Superviseur universitaire: 
Mme Sue Grayston
Province: 
British Columbia
Secteur: 
Discipline: 
Programme: