Surtourisme dans les espaces naturels du Québec : pratiques, perceptions et adaptations

Depuis la dernière décennie, plusieurs destinations touristiques font face à un afflux croissant de visiteurs et constatent les effets négatifs d’une attractivité devenue trop grande. L’image touristique du Québec, se fondant largement sur ses grands espaces, ne laissait penser que la question du surtourisme pouvait concerner ses territoires, notamment ses parcs naturels nationaux et régionaux. L’augmentation de la fréquentation de ces sites – particulièrement durant la pandémie de la COVID-19 – préoccupe les acteurs locaux. Cette forte fréquentation se traduit en effet par une intensification du trafic routier, de la pollution, des conflits d’usage et un impact économique parfois défavorable aux populations locales. Pour les visiteurs, la forte densité de touristes peut également réduire la qualité de l’expérience vécue. Jusque-là, les recherches consacrées au surtourisme se sont principalement focalisées sur des lieux très urbanisés, comme les centres-villes historiques ou les stations balnéaires. Cette recherche propose de s’intéresser au phénomène du surtourisme tel qu’il est vécu et approprié par les habitants, les visiteurs, les politiques et les gestionnaires du territoire dans les espaces naturels du Québec et à leurs abords. Pour ce faire, le travail repose sur une enquête ethnographique combinant observations participantes et entretiens auprès de chacun de ces usagers.

Intern: 
Marine Loisy
Superviseur universitaire: 
Pascale Marcotte;Laurent Bourdeau
Province: 
Quebec
Université: 
Partner University: