Un modèle génétique putatif de la schizophrénie

La schizophrénie est un trouble neurologique complexe du développement qui touche environ 1 % de la population à l’échelle mondiale. Bien que la recherche sur la schizophrénie se poursuive, on en sait toujours peu sur l’origine de la maladie. On pense qu’elle découle d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux qui entraîne à terme une diminution du volume cérébral et de l’épaisseur corticale ainsi que des changements dans le métabolisme énergétique ou dans le fonctionnement synaptique. Les scientifiques ont découvert plusieurs gènes de susceptibilité à la schizophrénie, qui codent des protéines contribuant à la plasticité synaptique, au métabolisme énergétique, à la transcription, à l’apoptose et à la neurogenèse La recherche a révélé que les protéines Stable-Tubule-Only-Polypeptide (STOP) jouent un rôle crucial dans le développement neural, dans le fonctionnement synaptique normal et dans la neurotransmission. Le cerveau d’animaux déficients en protéine STOP présente de graves anomalies au niveau de la transmission synaptique, du métabolisme et de la plasticité neurale. Ces souris présentent en outre différentes anomalies comportementales que l’on a associées à des déficits signalés chez les patients schizophréniques humains. Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche du Brain Repair Centre était de comparer l’expression génétique totale dans le cortex préfrontal des souris déficientes en protéine STOP avec celle de leurs frères et sœurs de type sauvage. Puisque les souris déficientes en protéine STOP constituent des modèles adéquats pour l’étude de la schizophrénie, elles donnent aux chercheurs une occasion précieuse de mieux comprendre le lien causal entre le manque de cette protéine et les anomalies observées chez ces souris. Les scientifiques ont utilisé un microréseau d’ADNc dans leur recherche, ce qui leur a permis d’évaluer simultanément les changements dans l’expression de plus de 22 000 gènes. La recherche a mené à quelques découvertes intéressantes concernant les altérations au niveau de la transduction des signaux, du métabolisme énergétique et de la plasticité synaptique. Ces découvertes pourraient contribuer à la neuropathologie de la schizophrénie et confirmer la pertinence de l’utilisation de la souris déficiente en protéine STOP en tant que modèle animal dans l’étude de ce trouble psychotique.

Intern: 
Michael Thorne
Superviseur universitaire: 
M. George Robertson
Province: 
Nova Scotia
Université: 
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