La conception constitutionnelle de la représentation à l’épreuve de l’anthropologie jurdique

La thèse entend revenir sur une notion classique du Droit public, la représentation en proposant une grille d’analyse novatrice.
La conception constitutionnelle de la représentation est associée à sa principale modalité de désignation : l’élection. Dans ce cadre, des auteurs parlent de crise de la représentation. Le projet est parti de cette question : est-ce que la représentation se fonde nécessairement sur l’élection ? Si la réponse attendue est positive, d’autres cultures juridiques ont une compréhension de la représentation différente. L’objectif est alors d’enrichir cette conception constitutionnelle de la représentation, grâce à un outil, l’Anthropologie qui est l’étude des différents peuples, et des différentes cultures juridiques.
La thèse entend alors confronter notre conception à d’autres, issues de cultures juridiques différentes.
Par exemple, au Mali, avant, les citoyens étaient représentés par classes d’âge. Aussi, l’actuelle constitution Ghanéenne reconnait le droit de véto des reines-mères dans les élections régionales.
L’Anthropologie du droit peut nous aider à mieux comprendre la représentation politique, avec l’objectif de valider ou d’invalider l’hypothèse de recherche qui est de démontrer que la représentation peut être envisagée au-delà de l’élection, au-delà de son mode de désignation.

Faculty Supervisor:

Jean-François Gaudreault-Desbiens

Student:

Partner:

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Discipline:

Sociology

Sector:

Education

University:

Université de Montréal

Program:

Globalink Research Award

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