Une subjectivité en commun : entrelacs de l’intime et du collectif, de Simone de Beauvoir à Mathieu Riboulet

Comment rendre compte d’une expérience collective à partir de l’écriture de l’intime ? Telle est la question qui hante la lecture des œuvres de Simone de Beauvoir, de François Bon, d’Annie Ernaux, de Georges Perec et de Mathieu Riboulet. En entrecroisant leur mémoire personnelle à la mémoire collective, ces auteurs et autrices consignent une expérience de leur temps tout en réfléchissant à leur propre subjectivité. L’intrication de l’intime et du collectif dans les œuvres autobiographiques de Beauvoir, Bon, Ernaux, Perec et Riboulet, qui constituent le corpus principal, invite à s’interroger sur la constitution d’une subjectivité collective dans les écritures de soi contemporaines, dont témoignent également les récits d’Éric Chauvier, de Didier Eribon, d’Ivan Jablonka et de Leslie Kaplan, étudiés en corpus secondaire. La mise en partage des mémoires – personnelles et collectives du XXe siècle français – révèle le caractère insuffisant du « je » seul pour se raconter, car le soi n’est jamais totalement dissocié d’une communauté. Pour définir ce qu’est une subjectivité collective, il faudra d’abord s’attacher à comment se constitue une subjectivité en lien avec une collectivité.

Faculty Supervisor:

Andrea Oberhuber

Student:

Partner:

Université Sorbonne Nouvelle

Discipline:

Sociology

Sector:

Education

University:

Université de Montréal

Program:

Globalink Research Award

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