Rapport sur les panels fédéraux de R&D publiés

Le comité d’experts qui dirige l’examen du soutien fédéral à la R&D a remis aujourd’hui son rapport final à l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État aux Sciences et à la Technologie. Il formule une série de recommandations appelant à une approche simplifiée et plus ciblée des 5 milliards de dollars de financement de R&D fournis chaque année par le gouvernement fédéral.

Le rapport est disponible en ligne :

Voici les points saillants des recommandations du panel :

La création d’un Conseil de la recherche et de l’innovation industrielles (IRIC) pour mettre en œuvre les programmes d’innovation en affaires du gouvernement fédéral.

  • Il existe actuellement plus de 60 programmes répartis dans 17 ministères différents. La création d’une agence indépendante de financement et de prestation – le Conseil de la recherche et de l’innovation industrielles – commencerait à simplifier le processus en développant un portail de candidature commun et un service pour aider les entreprises à trouver les programmes adaptés à leurs besoins (un « concierge »).

Simplification du système de crédits d’impôt utilisé pour soutenir les petites et moyennes entreprises.

  • Le programme actuel de recherche scientifique et de développement expérimental (SR&ED) est inutilement complexe : de nombreuses petites entreprises embauchent des consultants simplement pour soumettre une demande. Cela décourage admissible les entreprises qui font la demande peuvent coûter aux petits bénéficiaires de SR&ED qui ont réussi une bonne partie du crédit reçu. En basant le crédit SR&ED uniquement sur les coûts de main-d’œuvre, le panel estime que SR&ED sera plus efficace.

Faites de l’innovation d’affaires l’un des objectifs clés de l’approvisionnement.

  • Le gouvernement fédéral dépense des milliards de dollars chaque année, mais il se classe bas à l’échelle internationale en ce qui concerne l’utilisation de ce pouvoir d’achat pour encourager l’innovation canadienne. L’encouragement de l’innovation locale, qui fait partie des marchés publics, est de bon sens.

Transformer les instituts du Conseil national de la recherche en une série de centres collaboratifs à grande échelle impliquant les entreprises, les universités et les provinces.

  • Le CNR a été créé pendant la Première Guerre mondiale pour relancer la capacité de recherche du Canada. Elle possède une longue et riche histoire de découvertes et d’innovations, incluant de nombreux dérivés commerciaux. Bien que le NRC continue de faire un bon travail, les activités de recherche et de commercialisation au Canada ont énormément augmenté.  Dans ce nouveau contexte, le NRC peut jouer un rôle unique, en reliant son activité de recherche à grande échelle et à long terme aux milieux académiques et d’affaires. Le comité recommande d’adapter les instituts du NRC, conformément à l’orientation stratégique actuelle, en centres à but non lucratif gérés avec des parties prenantes, et d’intégrer ses recherches en politiques publiques dans d’autres départements.

Aider les entreprises innovantes à forte croissance à accéder au capital de risque dont elles ont besoin par l’entremise de la Banque de développement des affaires du Canada

  • Les entreprises canadiennes innovantes font face à de réels défis pour obtenir un financement de démarrage et un financement en capital à risque avancé. Dans bien des cas, ce vide est comblé par des investisseurs étrangers, ce qui signifie que trop de bénéfices commerciaux et de propriété intellectuelle finissent par quitter le pays. Demander à la BDC de collaborer avec des groupes d’investisseurs providentiels et de développer des fonds de capital-risque ou d’actions de croissance en phase avancée rapportera des dividendes.

Établir une voix fédérale claire pour l’innovation et travailler avec les provinces pour améliorer la coordination.

  • Actuellement, il manque de clarté à l’échelle du gouvernement en matière d’innovation. La responsabilité est répartie entre plusieurs portefeuilles du cabinet. Le Premier ministre devrait confier la responsabilité de l’innovation à un seul ministre, appuyé par un comité consultatif sur l’innovation à l’échelle du gouvernement, issu de l’actuel Conseil des sciences, technologies et de l’innovation (STIC), composé de parties prenantes externes, qui travailleraient ensuite avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour initier un dialogue collaboratif afin d’améliorer la coordination et l’impact.
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