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Les entreprises canadiennes doivent innover pour rester compétitives, mais ce pays accuse un retard par rapport à ses homologues en recherche et développement, selon la nouvelle direction de Mitacs. Alejandro Adem, qui a remplacé le président actuel de l’Université de la Colombie-Britannique, Arvind Gupta, au poste de PDG, a déclaré récemment au Sun que son organisation pouvait stimuler l’innovation canadienne en associant des étudiants universitaires à des entreprises.
Q : Que doivent savoir les lecteurs à propos de Mitacs?
R Nos universités forment beaucoup d’étudiants, et l’industrie a de grands besoins en personnes impliquées dans la recherche et le développement. Mitacs crée un pont et reprend tous ces talents des universités pour les déployer dans l’industrie.
Q : Pourquoi ce pont n’est-il pas déjà en place?
R Malheureusement, le Canada fait face à de nombreux défis. Il y a un sous-investissement des entreprises en R&D et la production de diplômés dans les domaines stratégiques est vraiment faible. Il y a un certain décalage entre ce qui se passe dans les universités et ce qui se passe dans l’industrie.
Q : À quel point la C.-B. est-elle innovante comparée à d’autres provinces?
R C’est assez fort, je dirais. Les regroupements autour de Montréal, Toronto et Vancouver sont les trois zones principales. L’Alberta compte aussi de solides universités.
Q : Comment le Canada se porte-t-il comparé à d’autres pays?
R Il y avait un rapport appelé le rapport Jenkins qui montrait que l’innovation commerciale au Canada accuse un retard par rapport à d’autres pays très développés, ce qui est préoccupant.
Q Le pays est-il une cause perdue? Devrait-on se concentrer uniquement sur l’extraction des ressources?
R : Pas du tout. Le Canada compte d’excellentes industries et beaucoup de talents. Je pense que le Canada est bien placé pour attirer des étudiants de classe mondiale. Je pense que le Canada est compétitif, mais nous sommes exigeants. Nous voulons rivaliser avec des pays comme l’Allemagne, les États-Unis et la France. C’est le genre de ligue dans laquelle on veut être.
Q : Pourquoi l’innovation est-elle si importante?
Une innovation est la source ultime de compétitivité à long terme des entreprises et de qualité de vie pour les Canadiens. Dans la vie de tous les jours, nous en bénéfions simplement en utilisant les guichets automatiques, les dispositifs médicaux, presque tout ce que nous utilisons et touchons — tout cela vient d’idées développées et commercialisées. Une société ne peut avancer que si elle investit dans l’innovation.
Q Y a-t-il des choses que le Canada pourrait améliorer?
R Il y a des pays comme les États-Unis, où les industries investissent davantage, et l’Allemagne, où le gouvernement investit davantage. Mais Mitacs est la plus grande organisation de ce genre au monde, donc le Canada est un leader dans ce genre de programme.
Q Y a-t-il quelque chose en particulier sur lequel vous souhaitez vous concentrer chez Mitacs?
R : Je veux que les connexions dans l’industrie soient une norme dans les études supérieures. Je veux l’intégrer dans leur éducation, non pas comme une opportunité spéciale, mais comme quelque chose auquel ils devraient toujours penser.
Q Avec combien d’étudiants Mitacs a-t-il travaillé?
R Nous avons soutenu plus de 10 000 stages de recherche au cours des 15 dernières années. Nous desservons toutes les universités du Canada.
Q Vous avez étudié dans des instituts à travers le monde : Paris, Zurich, Bonn et d’autres. Comment avez-vous décidé de vous installer ici?
R : J’ai été très attiré par les conditions à UBC. On m’a offert une chaire de recherche au Canada et un rôle de leadership à l’Institut de mathématiques et des sciences du Pacifique, et enfin, je suis venu pour le merveilleux environnement de Vancouver.
Par : Matthew Robinson