Le compost, un bioréacteur largement sous-exploité pour la prospection d’organismes d’intérêt
Les récentes politiques gouvernementales accélèrent la transition de la gestion des matières organiques vers des voies de valorisation telles que le compostage. Cette technologie simple a largement fait ses preuves. Cependant, dans la perspective d’une éventuelle mise en marché du produit final, la présence de contaminants dans les gisements de matière première est un enjeu indéniable pour les opérateurs. Les contaminants, tels que trouvés dans la biomasse issue de l’entretien d’infrastructures vertes, ont en effet un impact sur la qualité du compost. Le processus de compostage est aussi affecté et les communautés microbiennes sont modifiées avec une plus grande prolifération d’espèces tolérantes aux composés organiques et/ou aux éléments traces. De prime abord problématique, cette situation fait pourtant du simple tas de compost un bioréacteur performant qui offre un potentiel inexploité de bioprospection pour des espèces encore peu étudiées et pouvant être utilisées dans plusieurs industries: compostage, phytotechnologies, agriculture, agroalimentaire ou encore chimie verte.
Le projet pilote ici proposé vise donc à évaluer les possibilités du compost comme source d’innovation, notamment en phytotechnologie. Dans un premier temps nous procèderons à l’isolation de bactéries cultivables à partir d’un compost contaminé, les paramètres physiques (contaminants) et biologiques (communauté bactérienne) seront aussi mesurés.
Joan Laur
Institut de recherche en biologie végétale
Life Sciences
Manufacturing; Professional, scientific and technical services
Université de Montréal
Accelerate
