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Comme le reconnaît la Stratégie industrielle de défense (SID) récemment publiée par le gouvernement du Canada, les avancées en technologies critiques deviennent capitales pour la sécurité nationale. Bien que le pays dispose d’instituts de recherche de classe mondiale et de talents hautement qualifiés, l’enjeu reste de veiller à ce que ces organisations puissent accéder à ces talents et les mobiliser pour transformer la puissance scientifique en capacité de déploiement.
La SID du Canada témoigne d’une prise de conscience croissante que la capacité de défense ne repose plus uniquement sur l’approvisionnement traditionnel. Plusieurs technologies clés de la sécurité nationale sont mises au point par l’écosystème global de l’innovation, soit les universités, les instituts de recherche et les sociétés technologiques.
La stratégie met l’accent sur le fait que les pays dotés d’importants secteurs de la défense investissent non seulement dans l’approvisionnement, mais aussi dans l’écosystème élargi qui soutient l’innovation et la capacité industrielle. Cela comprend la recherche et développement, la création et la protection de la propriété intellectuelle, le soutien des petites et moyennes entreprises et le perfectionnement d’une main-d’œuvre hautement qualifiée.
Pour le Canada, cela signifie renforcer les canaux qui relient les talents aux secteurs dans lesquels de nouvelles technologies sont développées et appliquées.
Une partie importante du secteur de la défense d’aujourd’hui est le rôle croissant des technologies à double usage. Des domaines comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, l’aérospatiale, la fabrication de pointe et les technologies quantiques constituent désormais les fondements tant de l’innovation commerciale que des applications de défense et de sécurité.
Un grand nombre d’entreprises sont déjà actives dans ces domaines au Canada. Selon la SID, en 2022, les quelque 600 sociétés du secteur de la défense ont contribué à environ 81 000 emplois et généré 14,3 milliards de dollars en revenus et 9,6 milliards de dollars du PIB. Les petites et moyennes entreprises comptent pour 92 % des entreprises dans le secteur et 40 % des emplois. Plusieurs d’entre elles exercent leurs activités dans des domaines technologiques qui visent à la fois les marchés publics et de la défense et s’appuient sur des partenariats avec des instituts de recherche et de plus grandes entreprises pour affiner et accroître leurs nouvelles capacités.
Bien que ces chiffres témoignent d’un secteur important alimenté par l’innovation, ils demeurent modestes comparativement à l’économie canadienne globale. À mesure que les technologies à double usage occupent une place de plus en plus centrale dans les capacités de défense, l’écosystème s’élargit. Les entreprises qui développent des technologies de pointe pour les marchés commerciaux contribuent aux applications de défense et de sécurité, grâce à des passerelles plus solides entre les talents et le secteur privé.
« Renforcer les passerelles entre les talents et les environnements d’innovation appliquée aidera à solidifier la position du Canada en tant que pôle de recherche et de technologie de premier plan, tout en soutenant les priorités économiques et de sécurité à long terme », explique Derek Newton, Ph. D., vice-président sénior, Partenariats stratégiques et Développement des affaires, Mitacs.
Mitacs est une organisation qui bâtit et renforce ces passerelles depuis plus de 25 ans. Organisme national sans but lucratif, Mitacs met des chercheurs et chercheuses en relation avec des partenaires du gouvernement et du secteur privé pour appuyer les collaborations de recherche et l’innovation appliquée partout au Canada. Grâce à ce modèle, Mitacs aide les entreprises à accéder aux talents et à l’expertise postsecondaire nécessaires pour accélérer la recherche et développement, la commercialisation et l’avancement de nouvelles technologies. Entre 2018 et 2025, l’organisation a soutenu plus de 100 000 stages de recherche dans plus de 11 000 organisations partenaires, dont 86 % d’entre elles sont de petites entreprises, en plus de contribuer au lancement de plus de 35 000 projets d’innovation.
Bon nombre de ces collaborations sont liées à des domaines technologiques de plus en plus cruciaux pour la défense et la sécurité. Les partenariats de Mitacs ont permis à des chercheurs et chercheuses postsecondaires d’entrer en contact avec des organisations comme MDA, Magellan Aerospace et Bombardier, et de poursuivre leurs travaux dans des domaines allant des systèmes satellites et du génie aérospatial aux technologies de captage et de fabrication de pointe. D’autres collaborations avec des entreprises comme BlackBerry et Axonal Networks sont axées sur la cybersécurité et l’intelligence artificielle, ce qui illustre comment les partenariats de recherche fondés sur les talents peuvent accélérer la mise au point de technologies utilisées tant dans le domaine commercial que dans celui de la sécurité nationale.
En outre, au-delà des projets individuels, ces collaborations génèrent des retombées économiques mesurables. Selon une étude de Statistique Canada, les entreprises qui font équipe avec Mitacs connaissent une augmentation de la productivité de 11 %, du chiffre d’affaires de 16 % et des revenus de 9 % sur trois ans. Alors que le Canada s’efforce de renforcer son infrastructure industrielle de défense et ses capacités technologiques souveraines, les initiatives qui mobilisent les talents au sein du secteur privé, du milieu postsecondaire et du gouvernement peuvent faire en sorte que les technologies émergentes passent plus efficacement du stade de la recherche à celui de capacités opérationnelles concrètes.
Le Canada a franchi des étapes importantes dans le renforcement de sa stratégie industrielle de défense et de sa capacité d’innovation, mais concrétiser cette ambition dépendra de l’efficacité avec laquelle le pays mobilise ses talents.
« Des organisations comme Mitacs illustrent comment la collaboration entre le milieu postsecondaire, le secteur privé et le gouvernement peuvent créer des liens entre les chercheurs et chercheuses de talent et les entreprises qui mettent au point les technologies à la base des capacités modernes de défense », souligne M. Newton. « La prochaine étape consiste à s’appuyer sur ces modèles en élargissant les mécanismes qui permettent aux talents de bouger rapidement entre les environnements de recherche et d’innovation appliquée », termine-t-il.
Alors que les technologies à double usage continuent de redéfinir le paysage de la défense, le Canada dispose déjà des atouts en matière de recherche, des réseaux institutionnels et des partenariats industriels nécessaires pour rester compétitif, y compris la capacité de développer au pays des capacités de défense et de sécurité répondant aux besoins nationaux. Le défi est maintenant de veiller à ce que le perfectionnement et le déploiement des talents soient traités comme priorités stratégiques au même titre que les technologies elles-mêmes. Les organisations comme Mitacs peuvent jouer un rôle de rassembleur important dans ce contexte changeant et aider à établir des liens entre les talents, le secteur privé et le gouvernement pour appuyer l’industrie canadienne et renforcer les partenariats nécessaires à la prochaine phase d’innovation souveraine en défense.
« Des organisations comme Mitacs illustrent comment la collaboration entre le milieu postsecondaire, le secteur privé et le gouvernement peuvent créer des liens entre les chercheurs et chercheuses de talent et les entreprises qui mettent au point les technologies à la base des capacités modernes de défense. »
Derek Newton, Ph. D., vice-président sénior, Partenariats stratégiques et Développement des affaires, Mitacs
Découvrez comment Mitacs aide à mobiliser les talents et les partenariats pour appuyer le leadership économique et technologique du Canada à www.mitacs.ca.