Variation du microbiome des mésanges bleues Corses, en relation avec le microbiome de leurs proies (les chenilles tordeuses du chêne) et celui des feuilles de deux espèces de chênes don’t elles se nourrissent
Les études récentes ont démontré que le microbiome d’un organisme (l’ensemble des organismes vivants dans ou sur cet hôte) influence beaucoup ce dernier. Les connaissances sur le microbiome des oiseaux en milieu naturel demeurent encore minces. Un suivi à long terme des mésanges bleues en Corse a permis de déceler des adaptations morphologiques, comportementales et démographiques entre des populations selon l’environnement dans lequel elles vivent : forêt de chêne aux feuilles persistantes ou caduques. Est-ce que le microbiome de l’espèce d’arbre dominante diffère entre ces environnements? Si oui, est-ce que cette différence se répercute jusqu’aux mésanges via leur principale proie : la chenille tordeuse du chêne? Est-ce que les individus d’une même famille ont des microbiomes plus similaires? Est-ce que le comportement des individus pourrait être corrélé à la composition de leur microbiome? Le projet sur lequel je travaillerai tentera de répondre à ces questions dans le but de mieux comprendre ce qui fait varier le microbiome de populations d’oiseaux.
Voir la description complète du projetDenis Réale
Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)
Sciences de la vie
Université du Québec à Montréal
Bourse de recherche Globalink