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Une stagiaire de Mitacs renforce la cybersécurité du réseau de recharge des véhicules électriques d’Hydro-Québec

Une stagiaire de Mitacs a contribué à la mise au point d’un cadre de sécurité pour l’un des plus importants réseaux publics de recharge des véhicules électriques en Amérique du Nord.

Le défi : un réseau en pleine expansion qui comporte des risques de sécurité encore inconnus 

Hydro-Québec gère l’un des plus grands réseaux publics de recharge des véhicules électriques en Amérique du Nord. À mesure que cette infrastructure de recharge prend de l’ampleur et qu’elle s’intègre au réseau électrique, elle introduit de nouveaux risques de cybersécurité qui doivent être systématiquement évalués et gérés. 

L’absence de mesures quantitatives et de cadres de sécurité pour évaluer la posture de sécurité physique, numérique et opérationnelle de l’écosystème de recharge des véhicules électriques – qui comprend les bornes de recharge, les protocoles de communication et les systèmes d’arrière-plan connectés au réseau électrique qui les soutiennent – représente un défi majeur du secteur. Pour relever ce défi, l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) devait réunir l’expertise postsecondaire et industrielle afin d’établir un cadre complet permettant de sécuriser le réseau de recharge des véhicules électriques au Québec. 

La solution : le cadre de sécurité structuré d’une stagiaire de Mitacs 

Pour résoudre ce défi, Saba Marandi, une étudiante au doctorat en génie des systèmes informatiques du Concordia Institute of Information and Systems Engineering (CIISE), s’est jointe à l’équipe de l’IREQ à titre de stagiaire Mitacs. Elle a su allier l’expertise de recherche postsecondaire et les réalités du secteur pour mettre au point un cadre complet d’évaluation de la sécurité adapté à l’écosystème de véhicules électriques d’Hydro-Québec. 

Le travail a impliqué l’identification systématique et la classification des zones de menace parmi les composantes et les couches de communication de l’infrastructure de recharge des véhicules électriques, soit les points d’entrée qui pourraient exposer le système à des cyberattaques ou à d’autres risques de sécurité. L’étape suivante consistait à définir les mesures quantitatives pour analyser les risques et évaluer l’efficacité des mesures défensives. La dernière étape du projet visait l’élaboration d’une méthodologie officielle de modélisation des menaces ancrée dans les normes de l’industrie. 

« Ce stage à l’IREQ témoigne de la valeur de l’apprentissage intégré au travail », explique Chadi Assi, Ph. D., professeur en génie des systèmes intelligents et de cybersécurité à l’Université Concordia, qui a supervisé Saba Marandi durant son stage. « La capacité de la stagiaire à mettre au point et à appliquer des méthodologies sophistiquées d’évaluation de la sécurité dans un contexte industriel a produit des résultats de recherche scientifiquement rigoureux et directement pertinents pour les priorités opérationnelles d’Hydro-Québec. »    

Le cadre qu’a conçu Saba Marandi a doté l’IREQ d’un outil pratique lui permettant de mesurer et de comparer les vulnérabilités en matière de sécurité dans différentes configurations de systèmes, ce qui permet une priorisation plus stratégique des investissements en cybersécurité du réseau de recharge. 

Saba Marandi a mis au point un cadre de sécurité structuré permettant d’évaluer les risques cybersécuritaires et opérationnels des écosystèmes de recharge des véhicules électriques. 

Le résultat : un système pour les véhicules électriques plus cybersécuritaire 

Les mesures de sécurité et la méthodologie de modélisation des menaces mises au point durant ce stage sont directement applicables dans l’environnement opérationnel d’Hydro-Québec. Par ailleurs, cette collaboration a donné lieu à la publication d’articles dans des revues à comité de lecture, renforçant ainsi le partenariat de recherche entre l’Université Concordia et l’IREQ et faisant progresser le débat scientifique sur la sécurité des infrastructures pour véhicules électriques. 

« Cette expérience de stage a été transformatrice », précise Saba Marandi. « Grâce à la collaboration avec les équipes responsables de l’infrastructure et de la recherche spécialisée d’Hydro-Québec, j’ai pu renforcer de manière significative mon expertise dans la recherche appliquée sur la sécurité, la modélisation des menaces propres à ce secteur et les communications scientifiques. » 

Saba Marandi, étudiante au doctorat, Concordia Institute of Information and Systems Engineering (CIISE)

Les stages Mitacs permettent notamment de combler le fossé entre la recherche en classe et l’application industrielle. Pour Hydro-Québec et l’IREQ, cette collaboration a permis de créer un outil de cybersécurité pratique aligné sur les vraies priorités opérationnelles. Pour Saba Marandi, le stage a été une occasion d’apporter une contribution significative à l’un des fournisseurs d’hydroélectricité les plus importants au Canada et dans le monde. 

À propos de Mitacs  

Depuis plus de 25 ans, Mitacs contribue à la croissance de l’économie et au développement de la main-d’œuvre de l’avenir en créant des liens entre le secteur privé, le milieu postsecondaire et des partenaires internationaux pour résoudre des problèmes concrets. Nous appuyons la collaboration en recherche entre le milieu postsecondaire et le secteur privé grâce à des stages cofinancés par les entreprises partenaires et destinés aux étudiantes et étudiants du premier cycle et des cycles supérieurs, ainsi qu’aux chercheurs et chercheuses au postdoctorat.  

Intermédiaire national de l’innovation au Canada, Mitacs adopte une approche axée sur les talents pour développer les capacités d’innovation et renforcer la compétitivité du pays sur la scène mondiale. Nous servons de passerelle essentielle entre la recherche et la commercialisation, accélérant l’entrée sur le marché et la croissance de nouveaux produits et services.  

Le moment est venu pour le Canada de voir grand et de prendre des mesures audacieuses. Mitacs est prêt à contribuer à l’établissement d’une économie canadienne forte et résiliente, propulsée par les idées, le talent et l’innovation.  

Mitacs est financé par le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Alberta, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Ontario, Innovation PEI, le gouvernement du Québec, le gouvernement de la Saskatchewan, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et le gouvernement du Yukon.