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Grâce à un examen global des tests de détection d’arsenic, une stagiaire bénéficiaire d’une bourse Fulbright Canada-Mitacs Globalink aide une équipe de la C.-B. à concevoir une solution résidentiel abordable
Dans le but de réduire le risque de contamination par l’arsenic de l’eau de consommation, l’étudiante en génie chimique, Andrea Green, aide un laboratoire de l’Université de Victoria (Uvic) à créer un test de détection rapide, abordable et fiable effectué au moyen d’un téléphone cellulaire, et ce, dans le confort de son foyer à Atlanta, en Géorgie.
Grâce aux appels vidéo et à d’autres outils technologiques de pointe, Andrea Green fait partie de plus de 1 000 étudiant.es issus de 12 pays qui mènent des recherches de pointe dans 54 universités canadiennes dans le cadre du programme de stages de recherche Globalink de Mitacs. Cette stagiaire, étudiante de premier cycle au Georgia Institute of Technology et boursière Fulbright Canada, travaille à distance sous la direction de Heather Buckley, professeure adjointe au département de génie civil de l’Université de Victoria.
Composant naturel de la croûte terrestre, mais hautement toxique sous forme inorganique, l’arsenic pose un grand risque pour la santé publique, car il peut être trouvé dans l’eau insalubre utilisée pour la boisson, la préparation des aliments et l’irrigation. Appliquant son expertise et son vif intérêt pour la durabilité, Andrea Green effectue une analyse mondiale des capteurs de détection existants afin d’identifier les lacunes et les limites, et d’assurer une solution portable efficace.
« Une des principales raisons pour lesquelles j’ai choisi de participer au programme est la possibilité de parler avec des gens d’autres pays. Je serais très disposée et heureuse de participer un jour à un effort global visant à détecter l’arsenic dans l’eau, tout comme le monde entier s’est rassemblé pour lutter contre la COVID-19, je crois que c’est possible », explique Andrea Green.
Son examen exhaustif, qui consiste notamment à enfiler des lunettes et des gants pour évaluer les trousses d’analyse actuellement disponibles sur l’eau de son robinet, oriente le laboratoire de recherche qui s’affaire à créer un outil pouvant être utilisé à la maison simple et abordable.
Comme l’explique Heather Buckley, Ph. D., la contamination des eaux souterraines à l’arsenic — généralement associée à l’exploitation minière à ciel ouvert ou au forage de puits d’eau — est un problème très réel pour les communautés nordiques et autochtones du Canada, ainsi que dans les régions rurales de l’ouest des États-Unis, du Mexique, du Chili, de l’Argentine et de l’Inde. Elle peut causer des lésions cutanées nocives et des problèmes gastriques, et même le cancer dans certains cas. Rien qu’au Bangladesh, on estime que l’exposition à l’arsenic dans l’eau potable représente 20 % des décès.
Les trousses de dépistage de l’arsenic à usage unique actuellement disponibles coûtent environ 20 $ US et nécessitent souvent l’utilisation de produits chimiques dangereux. L’équipe de recherche espère faire chuter ce coût à quelques cents tout en éliminant les risques pour la santé. En parallèle de l’évaluation technologique, Mme Green a accès à une vaste base de données sur les dangers chimiques, ce qui lui permet de recommander les approches les plus sûres à mesure que l’équipe perfectionne sa conception.
« L’arsenic est un problème de l’eau de longue date qui exige des tests réguliers pour assurer la sécurité des gens », explique Heather Buckley, notant que le laboratoire se concentre sur une solution qui implique des molécules qui changent de couleur à la lumière en présence d’arsenic.
L’objectif est de créer une pellicule mince qui peut être appliquée sur de petits flacons étanches qui seraient utilisés pour prélever des échantillons d’eau. Une fois pleins, les flacons se fixeraient à l’objectif de l’appareil photo d’un téléphone cellulaire, qui dispose déjà du logiciel nécessaire pour distinguer les couleurs.
« La caméra devrait savoir, par exemple, que si l’échantillon devient bleu, il y a présence d’arsenic, et que s’il reste jaune, l’eau est potable », explique-t-elle.
Mme Green fait partie des 1 075 étudiantes et étudiants — originaires du Brésil, de Chine, de France, d’Allemagne, de Hong Kong, d’Inde, du Mexique, de Taïwan, de Tunisie, d’Ukraine, du Royaume-Uni et des États-Unis — qui participent au programme de stages de recherche Mitacs Globalink à l’été 2021. Conçu pour favoriser les liens de recherche internationaux et stimuler l’économie canadienne, le stage de 12 semaines implique normalement un voyage pour travailler aux côtés de chercheuses et chercheurs du Canada, mais le programme se déroule actuellement à distance en raison de la pandémie de COVID-19.
Le stage d’Andrea Green s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre Mitacs et Fulbright Canada, signé en 2019, qui amènera jusqu’à 75 finissantes et finissants de premier cycle des États-Unis sur une période de trois ans à effectuer de la recherche au Canada..
Pour elle, la chance de prendre part à un programme de portée internationale est une expérience marquante. Même si elle regrette de ne pas avoir pu découvrir le pays en personne, elle échange régulièrement avec ses mentors canadiens lors d’appels vidéo. Chaque dimanche, elle participe aussi à une rencontre virtuelle avec d’autres stagiaires Mitacs Globalink de partout dans le monde.
« Ma participation à ce programme m’a permis d’observer les légères différences culturelles entre nous et j’apprécie ces différences », explique Andrea Green, qui n’a jamais voyagé à l’extérieur des États-Unis. Cependant, après avoir participé au programmeprogramme Fulbright Canada-Mitacs Globalink, elle espère obtenir son doctorat dans une université canadienne.
« Ce que j’ai appris au cours de ces quelques semaines est si précieux que je veux le mettre en application dans les prochaines étapes de ma recherche et peut-être même enseigner ce que j’ai appris aux gens de mon pays », ajoute-t-elle.
Heather Buckley estime que Globalink de Mitacs est « une excellente occasion pour les chercheuses et chercheurs au Canada d’échanger avec des étudiantes et étudiants de partout dans le monde, de tirer profit de leur expertise et de nouer des liens solides. »
Idéalement, elle aurait souhaité que Mme Green soit présente en laboratoire pour participer directement à la fabrication des capteurs de la trousse de dépistage innovante. Toutefois, même à distance, la contribution de la stagiaire s’avère précieuse. « L’analyse d’Andrea contribue à définir la vision globale de notre projet de dépistage de l’arsenic, en nous insufflant sans cesse de nouvelles idées et une inspiration renouvelée », souligne lHeather Buckley.
Les programmes de Mitacs sont financés par d’importants partenaires à travers le Canada. Nous remercions le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Alberta, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Ontario, Innovation PEI, le gouvernement du Québec, le Fonds de recherche du Québec — Nature et technologies, le gouvernement de la Saskatchewan, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et le gouvernement du Yukon de nous aider à favoriser l’innovation et la croissance économique partout au pays.
Nous sommes également reconnaissants envers nos partenaires internationaux. En 2021-2022, Mitacs est heureuse de travailler avec des partenaires de l’Australie, de la Belgique, du Brésil, de la Chine, de la Colombie, de la France, de l’Allemagne, de Hong Kong, de l’Inde, d’Israël, du Japon, de la Corée, du Mexique, de Singapour, de Taïwan, de la Tunisie, de l’Ukraine, du Royaume-Uni et des États-Unis pour soutenir Globalink (voir la liste complète des partenaires du Stage de recherche Globalink et de la Bourse de recherche Globalink).
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