Challenger des institutions fragiles en Amérique latine. Une politique comparée de l’action des lanceurs d’alerte (Pérou-Brésil)

Le lancement d’une alerte se définit comme la dénonciation d’un acte illégal, immoral ou illégitime, se produisant au sein d’une organisation, afin que des mesures soient prises pour résoudre le fait dénoncé. Cependant, la dénonciation de faits répréhensibles se complique dans des contextes d’institutions clientélistes et de cooptation de la société civile, comme en Amérique latine. Là, les alertes lancées seraient souvent guidées par des intérêts particuliers. Pourtant, il existe en Amérique latine des lanceurs d’alertes engagés pour le bien commun, comme lors de la dénonciation de cas de corruption. Comment les lanceurs d’alerte en Amérique latine adaptent-ils leur action au contexte d’institutions fragiles, et avec quels effets ? Mon argument théorique est qu’une société civile autonome (qui relaie librement les alertes), ainsi que des institutions solides (qui traitent effectivement les alertes), favorisent des mécanismes d’imputabilité sociale effectifs à l’heure de lancer une alerte. Le projet consistera en une analyse par paire entre des cas les plus similaires à partir de ces deux variables. Je comparerai pour ce faire quatre quartiers aux institutions plus ou moins solides, à Lima (où la société civile est plutôt cooptée) et à São Paulo (où la société est plutôt autonome).

Faculty Supervisor:

Françoise Montambeault

Student:

Partner:

Universidade de São Paulo

Discipline:

Sociology

Sector:

Education

University:

Université de Montréal

Program:

Globalink Research Award

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