Of Wine And Roses. La France et le Québec anglophone, 1919-1989

« Vive le Canada français ! Et vive la France ! »

Avec cette déclaration tonitruante du général de Gaulle, lancée depuis le balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal en 1967, s’amorçait la plus longue période de froideur entre Ottawa et Paris. Elle ouvrait cependant la voie à toute une tradition historiographique y voyant « l’abandon de l’abandon ». Autrement dit, avec De Gaulle, la France aurait retissé une relation spéciale avec un territoire historiquement français : sa principale émanation serait une diplomatie culturelle vigoureuse, portée par la francophonie.
Un tel discours est problématique : d’une part, il écrase non seulement la complexité des liens franco-canadiens et franco-québécois noués tout au long du XXe siècle. D’autre part, il ne tient pas compte de la diversité des carreaux constitutifs de la mosaïque canadienne tout autant que de la mosaïque québécoise. En effet, une partie significative des élites provinciales, qu’il s’agisse d’élites économiques, financières, culturelles, voire diplomatiques, sont anglophones – et ce depuis le traité de Paris (1763). Elles font donc office d’interlocuteurs privilégiés lorsque le Quai d’Orsay est amené à déployer une politique étrangère vis-à-vis du Québec comme vis-à-vis de la Confédération, y compris jusqu’à aujourd’hui.

Faculty Supervisor:

Carl Bouchard

Student:

Partner:

Université de Nantes

Discipline:

Sociology

Sector:

Education

University:

Université de Montréal

Program:

Globalink Research Award

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