Peindre sa place : artistes canadiennes dans les réseaux français (1880-1930)

Au tournant du 20e siècle, les artistes canadiennes Mary Bell Eastlake, Florence Carlyle, Henrietta Mabel May, Helen McNicoll et Laura Muntz Lyall ont traversé l’Atlantique pour se former dans les académies parisiennes. Pourtant, leurs parcours remarquables demeurent éclipsés par leurs homologues masculins dans l’histoire de l’impressionnisme canadien.
Ce projet dévoile comment ces artistes femmes ont stratégiquement navigué un milieu artistique dominé par les hommes. Contrairement au mythe de l’artiste solitaire, cette étude démontre que la réussite dépend de réseaux complexes : relations familiales, contacts d’apprentissage, associations artistiques, solidarités créatrices, entre autres.
La recherche s’appuie sur l’exploration d’archives françaises — correspondances, catalogues d’expositions, registres d’académies — pour reconstituer leurs stratégies d’insertion professionnelle. L’innovation méthodologique réside dans la création d’une cartographie numérique interactive visualisant leurs réseaux transatlantiques, leurs parcours de formation et leurs collaborations artistiques franco-canadiennes.
Cette approche révèle l’agentivité de ces pionnières qui ont su transformer les contraintes en opportunités créatives, établissant des ponts entre les scènes artistiques canadienne et française. En cartographiant ces réseaux artistiques transatlantiques, le projet démontre que l’art canadien résulte d’échanges créatifs bidirectionnels plutôt que d’une simple imitation.

Faculty Supervisor:

Ersy Contogouris

Student:

Partner:

Ecole des hautes études en sciences sociales

Discipline:

Sociology

Sector:

Education

University:

Université de Montréal

Program:

Globalink Research Award

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