Pour une épistémologie de l’indifférence : un vice épistémique collectif à la racine de l’inaction sociale

À la croisée de l’épistémologie sociale, de l’éthique et de la philosophie politique, cette recherche entend développer une épistémologie de l’indifférence conçue comme un vice épistémique institutionnalisé. L’objectif est d’éclairer les mécanismes épistémiques, affectifs et sociaux qui sous-tendent l’inaction sociale face à des situations pourtant reconnues comme moralement et politiquement préoccupantes. Il s’agit de démontrer que l’indifférence ne renvoie pas à un problème d’ignorance, mais plutôt à un défaut d’engagement envers des informations (tant des connaissances, des perspectives, des événements, etc.) connues, disponibles et significatives.
Ce projet vise à combler deux lacunes majeures en épistémologie sociale et en philosophie politique. La première est conceptuelle : il théorise un nouveau vice épistémique collectif. Aucun des travaux en épistémologie des vices n’a encore exploré les dimensions collectives et structurelles de l’indifférence. La seconde est normative et politique : comprendre l’indifférence comme socialement située et structurellement reproduite, et non comme un simple état individuel, permet de mettre en évidence son rôle dans la normalisation de l’inaction au sein de notre société et dans la reproduction d’injustices sociales.

Faculty Supervisor:

Aude Bandini

Student:

Partner:

University of Groningen

Discipline:

Sociology

Sector:

Education

University:

Université de Montréal

Program:

Globalink Research Award

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