Huffington Post : Comment nous pouvons tous dormir comme des athlètes olympiques canadiens

N’importe quel athlète olympique vous dira à quel point l’exercice et le respect d’une alimentation saine sont importants, mais certains experts (et même certains athlètes) affirment que le sommeil est tout aussi important pour la performance globale.

Selon une étude récente de Mitacs, une organisation dont le but est de bâtir des partenariats basés sur la recherche au Canada, 77% des athlètes participants étaient satisfaits de la qualité de leur sommeil après avoir apporté de simples changements à leur routine.

L’auteure de l’étude et physiologiste Amy Bender a créé un plan de sommeil très précis pour chaque membre de l’équipe féminine de huit d’aviron de l’équipe canadienne. De petits changements comme ne plus utiliser d’appareil avant d’aller se coucher et faire des siestes, Bender affirme que la plupart des athlètes avaient des routines de sommeil typiques avant l’étude.

« Ce que nous avons constaté, c’est que non seulement les athlètes ne dormaient pas assez la nuit, mais qu’ils ne faisaient pas non plus de sieste, ce qui est très important pour les athlètes », déclare Bender dans un communiqué. « De plus, 90% des membres de l’équipe utilisaient la technologie avant de se coucher, ce qui a prouvé qu’il affecte la qualité du sommeil. »
 
L’une des rameuses canadiennes était Natalie Mastracci, originaire de London, Ontario, âgée de 27 ans, qui participe actuellement aux Jeux olympiques de Rio avec le reste de l’équipe.
 
Mastracci raconte au Huffington Post Canada qu’avant l’étude, elle dormait généralement cinq à sept heures, même si elle savait qu’elle aurait dû viser neuf heures. Après avoir suivi le plan de Bender (que vous pouvez aussi suivre dans le diaporama ci-dessous), elle a immédiatement remarqué des changements.
 

« Ce fut un changement tellement incroyable et significatif dans mon état d’esprit général », dit-elle. « Je ne voulais pas croire que dormir plus allait tout arranger, mais ça l’a vraiment fait. J’étais de meilleure humeur au début de l’entraînement... et je peux en tirer un pour cent de plus avec [cette] pratique », dit-elle.

Mastracci dit que même un petit changement comme se coucher plus tôt peut faire un changement important.

« Tu peux faire ces choses n’importe où, même si tu es mobile », dit-elle.

Karina LeBlanc, une gardienne de but de soccer à la retraite qui a représenté le Canada lors de deux Jeux olympiques et qui est maintenant à Rio pour Yahoo! Canada Sports, affirme qu’elle vise à dormir au moins huit heures en préparation des Jeux.

« Le sommeil est tout aussi important que votre alimentation, tout aussi important que votre entraînement, alors si vous faites des économies sur votre sommeil, autant en faire au gym ou sur le terrain », confie-t-elle au Huffington Post Canada. « J’essaie encore d’avoir ces huit heures parce que c’est ce que mon corps sait. »

En se préparant pour les Jeux olympiques, LeBlanc dit qu’on lui a dit de ne pas utiliser d’appareil avant de se coucher et qu’aujourd’hui, elle essaie de ne pas regarder la télévision avant de se reposer.

« Je pense toujours que ça fait tourner ton cerveau, même si je regarde peut-être une émission qui ne demande aucune réflexion comme 'The Bachelorette' », dit-elle.

De nos jours, LeBlanc ainsi que Mastracci cherchent à respecter leurs horaires de sommeil, même lorsqu’ils ne s’entraînent pas.

« Je ne vais pas mentir, il y a des jours où il y a tellement à faire, mais je suis juste conscient de l’importance de trouver cet équilibre », dit LeBlanc. « Je n’ai peut-être pas perfectionné cet équilibre, mais je sais ce que je vise à accomplir. »

En direct : Arti Patel

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