Kamloops Matters : Un professeur de Kamloops et son étudiant travaillent à aider la police à stopper les attaques de loups solitaires

Tout a commencé avec la fusillade de masse à Las Vegas.

C’est à ce moment-là que Andrew Park, professeur agrégé en informatique à l’Université Thompson Rivers, a commencé à envisager la création d’un système qui aiderait la police à analyser un lieu pour des attaques terroristes dites du « loup solitaire ».

« L’idée, c’est pourquoi ne pourrions-nous pas empêcher ce genre d’attaque terrible? » Park raconte à KamloopsMatters. « En gros, ce que nous faisons, c’est développer un système de lieux d’où des terroristes solitaires pourraient éventuellement attaquer, afin de pouvoir prendre des mesures préventives pour protéger les citoyens innocents. »

Il travaille sur ce projet, qui utilise des simulations 3D et des algorithmes prédictifs, depuis quelques années avec l’aide d’étudiants de Mitacs Globalink, un programme canadien de stages à but non lucratif qui aide à trouver des postes de recherche au Canada pour un été. Cette année, Park travaille avec Karthik Vedantham, un étudiant indien en informatique de 20 ans.

« Chaque année, Mitacs recrute des étudiants intelligents d’autres pays », dit Park. « Les étudiants postulent aux projets qui les intéressent et les professeurs canadiens ont la possibilité d’interviewer avec eux. »

« J’ai choisi Karthik comme stagiaire. »

Après la sélection de Vedantham, il est venu au Canada et travaille sur le projet avec Park depuis deux mois et demi. Bien que Park y travaille depuis quelques années, notamment avec un autre étudiant de Mitacs Globaink originaire de Tunisie, l’espoir est d’avoir terminé avant que Vedantham ne rentre chez lui début août.

Jusqu’à présent, ça avance bien. Vedantham affirme que l’objectif est de rendre le programme utilisable pour la police afin de reconstituer un lieu sous forme de modèle 3D et de l’analyser pour détecter des endroits où un loup solitaire pourrait se cacher ou frapper.

« Ils peuvent choisir une zone, comme un concert, comme cible de protection », dit Vedantham. « De cette façon, la police pourra déterminer d’où une attaque pourrait venir. »

Il peut être personnalisé pour choisir parmi différents types d’armes.

Idéalement, le programme pourrait servir à mieux prédire les situations et à réduire les coûts, explique Park. Les organisations pourraient aussi former des policiers ou des agents de sécurité sans les emmener sur place, ce qui serait utile pour des événements comme les Jeux olympiques.

« Ce n’est pas juste un projet académique; On montre ça aux policiers », dit-il. « Nous espérons que ce genre de projet pourra être utilisé par les praticiens pour des événements réels et de véritables enquêtes. »

Il ajoute qu’au fur et à mesure que le programme est développé, il pourrait être développé pour couvrir des événements en mouvement (défilés ou cortèges motorisés), être utilisé en temps réel lors d’événements et fonctionner avec des casques de réalité virtuelle pour créer des systèmes de réalité augmentée.

« Le genre de travail que nous essayons de faire n’a jamais été fait auparavant », dit Vedantham. « Il y en a eu un avant, mais on le fait à une bien plus grande échelle. »

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