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Dans une nouvelle de santé passionnante, Caitlin Miron (photo), doctorante au département de chimie de l’Université Queen’s, a découvert un composé chimique qui pourrait être capable de « désactiver » les cellules cancéreuses afin d’empêcher leur propagation.
La jeune femme de 28 ans avait fait cette découverte à l’été 2015, alors qu’elle faisait son stage sous la direction de Jean-Louis Mergny, directeur de recherche à l’Institut européen de chimie et de biologie à Bordeaux, en France. Là, elle a pu utiliser une technologie avancée de dépistage pour examiner plusieurs composés du laboratoire Petitjean de l’Université Queen’s. Son examen a mené à la découverte d’un composé qui se lie bien à la structure d’ADN à quatre brins, ou quadruplex de la guanine, qui a été liée au développement du cancer et d’autres maladies.
Qu’est-ce que ça veut dire?
Miron expliqua sa découverte en comparant un ADN simple brin à un collier avec des perles qui bougent le long jusqu’à se nouer. Les perles sont la machinerie cellulaire qui se déplace le long du collier pour traiter l’ADN, a-t-elle dit. « Tu peux y aller et démêler ce nœud, mais dans ce cas-ci, quelqu’un y est entré en premier et a utilisé de la superglue pour le maintenir ensemble », dit Miron. « Ce qu’on a découvert dans cette mallette, c’est cette colle. »
En liant le composé nouvellement découvert ou la « supercolle » au quadruplex pour sécuriser le « nœud » dans la chaîne, les scientifiques pourraient empêcher la machinerie cellulaire d’atteindre une section particulière de l’ADN pour la traiter, ce qui empêcherait à son tour la croissance et la propagation des cellules cancéreuses, a expliqué Miron.
La découverte de Miron en est encore à ses débuts en termes de développement commercial. Son équipe de recherche a déposé un brevet et il faudra encore un an avant qu’ils puissent le finaliser en brevet officiel.
Miron reçoit un prix pour l’innovation exceptionnelle décerné par Mitacs, un organisme national à but non lucratif qui promeut la recherche canadienne, qui lui sera remis lors d’une cérémonie à Ottawa mardi.
Selon Mitacs, la délivrance des licences par les compagnies pharmaceutiques devrait être prête dans un délai de deux à cinq ans.
Par : Mark Stewart