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Une approche d’innovation sociale menée par la communauté associe des méthodes et des aliments traditionnels et actuels
Lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé, les problèmes d’insécurité alimentaire n’ont fait qu’empirer pour les membres de la nation Nisga’a vivant sur les territoires côtiers Ts’msyen dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, à Prince Rupert et dans les communautés de Port Edward.
Avant la crise, il y avait déjà des défis pressants à relever en matière de sécurité alimentaire. Au cours des trois dernières années, le North Coast Innovation Lab, une initiative locale d’Ecotrust Canada, et la Gitmaxmak’ay Nisga’a Society, une entreprise sociale qui soutient les membres de la nation Nisga’a vivant à Prince Rupert, ont collaboré à un projet financé par Mitacs.
« Nous avons constaté que les systèmes alimentaires de Prince Rupert ne servaient pas nécessairement ces petites communautés », explique Alexie Stephens, gestionnaire de programme d’Ecotrust Canada pour la région de Skeena.
« Surtout pendant la pandémie, nous manquions constamment de produits dans les magasins d’alimentation. Les rayons étaient vides et on ne savait pas quand les produits frais allaient revenir. »
Afin de trouver des solutions pour les membres de la nation Nisga’a, les stagiaires de Mitacs ont participé à un projet de recherche visant à comprendre comment mettre sur la table des aliments sains et abordables, tout en les cultivant de manière durable.
Ecotrust Canada a conçu le NCIL selon une approche d’innovation sociale pour apporter des ressources et des solutions aux problèmes complexes de la communauté. Par le passé, l’organisation a travaillé sur des projets de revitalisation du centre-ville, de cocréation d’espaces publics et d’amélioration de la qualité de vie, mais elle concentre désormais ses efforts sur des initiatives liées à l’alimentation.
La sécurité alimentaire signifie que chacune et chacun doit avoir un accès financier et physique permanent à des aliments culturellement privilégiés qui répondent à ses besoins nutritionnels. Or, selon une enquête réalisée par la Gitmaxmak’ay Nisga’a Society il y a deux ans, un tiers de la population nisga’a est en situation d’insécurité alimentaire.
« Les résultats étaient choquants : un tiers des ménages nisga’a ont déclaré ne pas manger régulièrement trois repas par jour, les deux principaux obstacles identifiés étant l’accès et le prix », souligne Mme Stephens. « Cela a amené la Gitmaxmak’ay Nisga’a Society à se demander si elle ne devait pas travailler sur l’innovation alimentaire pour ses membres. »
Il est essentiel pour la communauté de disposer d’aliments culturellement appropriés et privilégiés. Carly Checholik, stagiaire du programme Mitacs Accélération et étudiante à la maîtrise en anthropologie à l’Université de Toronto, a travaillé avec la Gitmaxmak’ay Nisga’a Society en 2020 et a recherché des moyens de coordonner tous les actifs appartenant à la société pour créer un « pôle alimentaire » qui pourrait lutter contre l’insécurité alimentaire de manière holistique.
Carly Checholik a également étudié les méthodes de distribution possibles pour les produits cultivés dans la serre hydroponique, en donnant la priorité aux aliments traditionnels.
« Avec la Nisga’a Society, nous avons étudié quels aliments culturellement pertinents étaient importants pour les membres, et nous avons réalisé que nous avions besoin d’une éducation alimentaire pour aller de pair avec la sécurité alimentaire », explique Mme Checholik.
Elle a travaillé à la création d’activités culturellement pertinentes liées à la transformation des produits de la mer et à l’incorporation des médicaments traditionnels Nisga’a dans les aliments actuels.
Le projet de Mme Checholik était axé sur une approche collaborative avec des ateliers dirigés par la communauté. Elle a demandé aux membres Nisga’a quelles étaient leurs valeurs en matière de sécurité alimentaire et a ensuite organisé un atelier de jardinage.
En 2019, Morgan Sage, qui occupait le même poste de stagiaire que Mme Checholik en 2020, a appris aux membres comment faire pousser des plantes dans une serre et vendre leurs produits. Cette initiative a connu un énorme succès et a suscité l’intérêt des gens pour l’accès à des aliments frais et locaux, mais il ne s’agissait pas d’un modèle commercial durable, d’où le passage aux unités hydroponiques.
Pendant le stage de Mme Checholik, la Gitmaxmak’ay Nisga’a Society a acheté un système de culture hydroponique pour planter des légumes verts et des herbes aromatiques toute l’année.
En conséquence, la Nisga’a Society vend des produits cultivés par hydroponie par le biais d’un programme d’abonnement alimentaire. Les membres de la communauté peuvent acheter des légumes verts toutes les semaines ou toutes les deux semaines et les bénéfices sont réinjectés dans le travail de l’organisme sur la sécurité alimentaire.
Le NCIL veut s’assurer que différentes communautés en dehors de la nation Nisga’a échangent des denrées alimentaires et renforcent leur collaboration afin de donner une chance équitable aux cultivatrices et cultivateurs ainsi qu’aux productrices et producteurs de la région.
« L’objectif à long terme de la Nisga’a Society est d’accroître la sécurité alimentaire de ses membres. Le NCIL aimerait aller plus loin et améliorer la sécurité alimentaire de l’ensemble de notre communauté et de ses membres », confie Mme Stephens.
Les programmes de Mitacs sont financés par plusieurs partenaires à travers le Canada. Nous remercions le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Alberta, le gouvernement de la Colombie-Britannique, Research Manitoba, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, le gouvernement de l’Ontario, Innovation PEI, le gouvernement du Québec, le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, le gouvernement de la Saskatchewan, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et le gouvernement du Yukon de nous aider à favoriser l’innovation et la croissance économique partout au pays.
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